mercredi 27 février 2008

Délirante

J'ai la tête en cocotte minute. J'ai chopé la crève ce week-end. J'ai incubé lundi. Mon nez a commencé à se boucher mardi et aujourd'hui j'ai respiré par la bouche toute la journée.

Et berde.

J'ai fini ma première page de BD. N'y a plus que la couleur à faire (et trois autres pages à dessiner, encrer et colorer...). Et recadrer le lettrage de certaines cases. La bonne psychopathe de base que je suis envisage de faire sa propre police de caractères à partir de son écriture. Je me demande si c'est du pur narcissisme ou juste un souci d'intégrité. Raisonnablement, sans me prendre la tête à tirer quinze mille traits pour que mes lettres fassent la même taille et ne partent pas de travers dans une bulle, je trouve ça plus chouette d'insérer mon écriture. Ca colle au dessin. Je mets la charrue avant les boeufs, je me dis que c'est du détail. Sauf que dans l'équilibre d'une case, et par extension d'une page, ça me paraît aussi important de ne pas me tromper dans le choix de la typo que de ne pas dessiner deux mains gauches à un personnage.

Je dessine et ne me laisse pas de temps pour l'écriture, ces temps-ci.

Le truc bien avec l'imagination c'est que plus j'encaisse de pression au boulot, plus je ressens le besoin de m'échapper dans mes rêves éveillés. Mon temps de transport, à ce titre-là, est très rentable: deux heures par jour que je passe à me raconter des histoires dans ma tête, à imaginer les réactions de mes personnages dans diverses situations... je prends des notes rapidement dans un petit carnet orange qui sera bientôt plein. Alors je m'y mettrai pour de bon, like a jigsaw falling into place (Radiohead, In Rainbows, track 9).

Aucun commentaire: