dimanche 30 décembre 2007

Qu'il est bon de rire...

Bientôt 29 ans et 13 mois.

Dans 1 semaine.
En même temps que la fin de mon préavis. Dans 1 semaine, je suis au chômage. Dans l'attente du début de mon nouveau contrat de travail. Quelques semaines de repos avant d'atteindre un nouveau continent.

La perte de repères va être étourdissante.

Je réalise doucement. La semaine prochaine surtout: c'est la dernière. Dernier mercredi, dernier jeudi, dernier vendredi, dernier samedi et hop. Ca va être blindé de dernières fois, intense. J'adore les dernières fois dans tout ce qu'elles annoncent d'inédit.

La nuit, j'arrive à respirer (à défaut de dormir).

J'ai le sentiment d'avoir remis de l'ordre dans mes priorités.
C'est apparemment ce que quelqu'un a dit à quelqu'un qui me l'a répété:"On a l'impression qu'elle s'est un peu perdue, ces 5 dernières années..."
Oui. Il fallait un électro-choc comme la trentaine pour regarder derrière mon épaule et me dire:"Oops, il serait temps de t'y remettre, là. Tu voulais vivre, tester, avoir plus d'expérience pour avoir plus de choses à exprimer. Faudrait voir à commencer le compte rendu!"
Fini le "ce bouquin me donne très, très envie de le lire, mais je peux pas tout de suite parce que j'ai d'autres trucs à lire en priorité sinon ça va partir au retour sans que j'aie rien vendu." Lire tous ces bouquins de SF que j'ai accumulés depuis trois ans sans avoir le temps de me plonger dedans parce que ce n'était pas le rayon prioritaire dans le boulot. Retrouver une vraie notion de plaisir de lecture et ne plus culpabiliser quand je suis incapable d'ouvrir un bouquin. Les périodes de non-lectures se multipliaient et s'allongeaient.


Ce qui fait peur: me retrouver face à moi-même et mes ambitions.
Face à la frustration, certains jours, de ne pas être foutue de dessiner un truc bien et de me demander si j'ai bien fait le bon choix avec ma main qui ne veut pas exécuter ce que mon oeil veut lui faire faire. De me retrouver avec la créativité complètement à sec.

Le souvenir que mes vieux camarades de lycée ont gardé de moi: celle qui écrit et qui dessine. J'avais oublié. Ils m'ont fait un bien immense et m'ont aidé à boucler la boucle.
Ces gens qui m'entourent. Les nouveaux et ceux qui sont là depuis un sacré bout de temps déjà. Et qui m'attendent au tournant. C'est important.

On m'a dit ce soir:"Je ne vois pas en quoi tu es compliquée."
Et pourtant...
Certes, la ligne directrice est donnée et l'horizon est largement débouché. C'est encourageant.
Mais pas suffisant. Je ne suis pas forcément compliquée. A bien y réfléchir, je suis juste une éternelle insatisfaite exigeante impatiente paradoxale asociale, et doit bien y avoir encore d'autres mots à ajouter. Je suppose que c'est une question d'équilibre...

Bon sang, ce week-end va me faire un bien fou. 3 jours de break avant la dernière ligne droite.

vendredi 28 décembre 2007

Ils ont libérés les gens désagréables!

Cette année, Noël en librairie a été chouette: des gens sympas, pas trop stressés, voire même relativement patients. On se demandait où étaient passés nos pénibles habituels, jamais contents et toujours fâchés?! Le père Noël avait dû les enfermer chez le père Fouettard qui, rentrant lui-même de sa tournée, s'est dit qu'il avait envie de se reposer. Du coup il les a tous relâchés d'un seul coup. Ils se sont tous donné rendez-vous à la librairie hier.

Souhaitons qu'ils aient mieux à faire que de venir acheter des livres aujourd'hui. Acheter des fringues. Des jeux vidéos. Des légumes. Whatever. Du moment que ça ne se vend pas ici.

jeudi 27 décembre 2007

Un escargot au galop

Navrant.
L'inertie me laisse perplexe.
La lenteur m'ennuie au plus haut point.
Attendre que les chiffres chutent pour réagir.

Mais ce n'est pas grave, ça ne doit plus m'énerver, je m'en vais.
Ce. N'est. Plus. Ma. Bataille.

lundi 24 décembre 2007

vendredi 21 décembre 2007

Nawakland

Qu'y a-t-il au-delà de la fatigue ? Quand le café ne suffit plus ? Quand même s'endormir demande trop d'énergie, ce qui laisse la part belle aux insomnies... Damned.

Anecdote de libraire:
Chch, 18 mains, 3 têtes, qui gère les clients en caisse, les cartes de fidélité, les paquets cadeaux, le téléphone qui sonne, sort de la caisse pour aller chercher un livre en rayon. Une cliente l'alpague et lui demande si on a une certaine référence en stock. Chch lui répond:"Je vais regarder, ne quittez pas."

J'aime Noël en librairie parce que:
on ressemble tous à des pandas mort-vivants;
on amène des petits déjs de folie le matin et on baffre toute la journée;
on vend des tas de livres, notamment pour des enfants très éveillés, des personnes âgés qui aiment les livres "où c'est écrit gros", pour des gens qui ne lisent jamais de livres (comment faisait-on sans Mr Schott?).

Se dire que c'est le dernier, toutefois, n'est point désagréable.
C'est comment, Noël, quand on est en vacances?

vendredi 14 décembre 2007

L'avenir

Je me demande à quoi ressemblera 2008. Je ne le saurai pas en 2007.

Professionnellement, des réponses seront données début janvier.

Créativement, je devrais beaucoup avancer en janvier.

Sentimentalement, ce sera au jour le jour...

Et vous?

jeudi 13 décembre 2007

Avant Noël

Il faut trouver des cadeaux.
Il faut trouver des cadeaux!
IL FAUT TROUVER DES CADEAUX!
Rhaaaaa!
Je croyais que j'avais le temps mais ma famille est sur Paris ce week-end et apparemment, eux, ils ont eu des idées et ils les apportent avec eux dans deux jours.
Rhaaaaa!
Il faut que je sorte dans le froid trouver des idées... enfin non, les idées, faut les concrétiser de suite: il faut trouver des CADEAUX!

lundi 10 décembre 2007

funambule

Je marche sur un fil, en équilibre.

J'ai démissionné de mon métier de libraire. Pas seulement de la librairie, mais du métier, je crois.

J'ai eu 30 ans il y a quelques jours. J'avais besoin de tourner la page, de passer à autre chose. Je suis sereine, ça faisait des semaines que ça mûrissait dans ma tête et je sais que j'ai pris la bonne décision.

Quand les gens me disent:"Mais tu as trouvé autre chose?" Je réponds:"Non, rien de défini." Je vois l'incrédulité se peindre sur leurs visages. Pourtant c'est vrai! Ils se disent:"Elle bluffe. Elle a autre chose." Non, juste quelques pistes, mais je n'ai rien signé. Ils se disent:"Elle est inconsciente ou quoi?" Ben non, même pas, j'ai de quoi voir venir et bosser en tant qu'intérimaire pendant quelques mois si les pistes que j'ai ne mènent à rien, ça ne me pose aucun problème.

Je passe des entretiens d'embauche.

J'ai le sentiment d'être à un tournant de ma vie, c'est flippant mais ça génère une bonne énergie. Comme si je m'étais débarrassée de l'enclume qui me pesait sur le crâne. C'est le plus important.

Positive tension.

mercredi 5 décembre 2007

catastrophes ordinaires

Une semaine de salon du livre de la jeunesse, ça épuise. Pourtant, quand on est dans la grande halle, tout va bien, plutôt très bien, tant que la tension est encore là pour maintenir le squelette debout. Ce qui est dur, c'est après. Le contrecoup.

Ce qui est dur, également, c'est le retour à la vie normale. Cette vie où tout est vite compliqué. Parce que pendant une semaine, j'ai prévenu que je serais aux abonnés absents. Là, je suis de nouveau disponible (il faut voir dans quel état), et sollicitée (famille, je vous aiiiiimeeeee... mais pas là, juste pas là). C'est mon 2e jour de repos, sauf que j'ai la crève, le nez super bouché, la gorge desséché, une toux sympathique, mal à la tête...

Des questions se posent.

Pourquoi faut-il se retenir de dire certaines choses? Ce n'est pas parce qu'elles sont dites qu'elles en deviennent obsolètes. Et chaque histoire est unique, même si ces histoires s'inscrivent les unes à la suite des autres.
Le nuage rose s'est barré vite fait.
Il m'a remis les pieds sur terre, maintenant j'ai peur.
Parce que si on m'empêche de rêver, je flippe.

jeudi 22 novembre 2007

J'aime pas tellement les chats

J'ai le bonheur de cohabiter, ces derniers temps, avec un chaton stupide et très joueur qui répond au nom étrange d'Ethan. Enfin, qui répond, c'est une façon présomptueuse d'être humain de parler d'un chat.

Son jeu favori consiste à venir jouer toutes griffes dehors quand je m'apprête à m'endormir, ou même de me mordre.

Alors mon jeu favori consiste à lui apprendre à voler.
Il vole bien.
Mais il ne comprend pas que ça veut dire qu'il me gonfle.

Quand je dis que je trouve ça insupportable de me réveiller le matin avec son museau collé à ma joue ou de le trouver carrément vautré sur ma cage thoracique (pas la peine de me demander pourquoi je rêve qu'on m'étouffe ces temps-ci), mon amoureux me répond : "C'est normal, c'est parce qu'il t'aime bien. D'ailleurs je comprends pas, moi je le nourris, je lui nettoie sa litière et c'est toi qu'il aime bien. C'est pas juste." Ouais, de même qu'il adore: jouer avec les lacets de mes DMs, faire ses griffes sur mon sac et jouer à cache-cache avec mes boucles d'oreille.

Je soupçonne ce chat d'être plus fourbe que juste affectueux. Il sent très bien que je ne suis absolument pas gâteuse devant lui et sa gueule de chaton, du coup il en fait des tonnes pour que je l'aime. Il s'y prend comme un pied. Ce soir, je vais lui faire la peau. On joue pas avec mes boucles d'oreille impunément.

vendredi 16 novembre 2007

A pied à vélo en patinette

Paris ne ressemble à rien en ce moment avec tous ces cyclistes qui ne savent pas pédaler, les scooters qui squattent les pistes cyclables et les flics énervés qui manquent de vous éborgner quand vous passez à côté d'eux sur votre vélo...

Le premier jour, on se dit : "Tiens, ça change l'ambiance, c'est presque marrant."
Normal, la plupart des gens qui en avaient la possibilité ont posé un RTT, les autres ont pris la voiture tôt pour pas être bloqué dans les embouteillages, l'ambiance était sympa.

Jeudi, c'était autre chose. Circulation qui explose et ça ressemblait plus à la loi jungle, seuls les plus forts survivent.

Aujourd'hui je savoure le fait de pouvoir rester tranquille à la maison mais dans une demie heure je dois me mettre en route pour le boulot.

Et encore, ça pourrait être pire: il pourrait pleuvoir.

lundi 12 novembre 2007

Facebook

Samedi, Lululu m'a dit:"Tu connais Facebook? Tu vas voir, c'est génial." Alors dimanche, je me suis inscrite sur ce site. Et puis j'ai commencé à taper des noms de gens que je connaissais, de maintenant ou de vies d'avant. J'ai rigolé devant certaines photos (surtout une, Obiwan avec la barbe le retour, version savant fou), et j'ai eu des coups au coeur en voyant réapparaître de vieux potes de lycée dont j'avais perdu la trace. Evidemment les copines sont devenues mamans, éventuellement mariées, eh ben à moins d'un mois de mes 29 ans et un mois, ça fait un drôle d'effet.

Du coup je vais revoir ma vieille complice de lycée et de fac, moitié française, quart écossaise et quart anglaise, y a moyen de s'amuser.

Je viens de trouver une nouvelle activité chronophage (bah ça tombe bien, j'en ai tellement, de temps!) et ça me ravit.

jeudi 8 novembre 2007

Le retour d'une amie

Il est certaines personnes qu'on est heureux d'avoir dans sa vie. Ma baroudeuse aventurière ingénieure en vaches option yak est de retour en France ! Et ça, c'est chouette. Ca fait rudement plaisir.

lundi 5 novembre 2007

Blue Note Trip

L'album de Micky Green est décevant... Acheter le single devrait suffire.

J'étais complètement déroutée, me voilà à la Fnuc à errer dans les rayonnages de musique sans rien trouver à me mettre sous la dent. Grosse surprise de constater qu'au final, c'est comme pour les fringues: certains jours, rien à faire, rien ne vous va. Non, rien, pas un CD potable, rien que ne me fasse envie. Dépitée, au bord du gouffre, je me dirige vers le rayon jazz, tout en sachant que je n'étais pas d'humeur m'arrêter à chaque borne d'écoute dans l'espoir de découvrir une perle.
Là: je me suis souvenue. Les cinq double albums intitulés Blue Note Trip que je voulais m'acheter depuis au moins six mois... d'accord, j'ai cassé la tirelire. Mais c'est de la bombe atomique.

Ces temps-ci on dirait que la vie prend un tour décidément inattendu. Même le Parisien se met à donner des horoscopes totalement pertinents, c'est déroutant!
Il est là.
Et je ne suis même pas inquiète, même pas angoissée.
Contrairement aux gens qui nous entourent et qui se posent des questions: et si jamais vous vous engueulez, et si jamais ça ne marchait pas? Ils sont inquiets et je les comprends. Cela dit, je n'apprécie pas forcément la tension qui en découle. Une tension qui dit qu'on n'a pas le droit de faire de faux pas sinon tout le monde dira:"On vous l'avait bien dit!" Comme si une espèce d'autorité supérieure venue d'ailleurs se sentait abilitée à nous dire qu'il faut faire attention parce que quand même, c'est compliqué, ça risque de pourrir la vie des gens qui vous entourent au boulot... comme si on avait quinze ans et qu'on n'en avait pas conscience, comme si on ne s'était pas posé la question tout seuls et comme si on n'était pas capable de parvenir aux mêmes conclusions... On n'est pas complètement idiots, non plus. On le sait, tout ça. Et personne n'est à notre place. Donner des "conseils" ou faire des mises en garde, c'est tout à fait superflu...


Alors je prends du recul et je préfère en rire. Même le chat qui a mangé la moitié de mon pain au chocolat ce matin sans me demander la permission n'a pas altéré ma bonne humeur. J'espère juste qu'il ne va pas tout vomir...

samedi 3 novembre 2007

Sagesse populaire

Tout le monde le dit: "L'amour, faut pas le chercher, il te tombe dessus quand tu n'attends rien."
J'étais parvenue à un stade de détachement assez intéressant, personne en vue, donc pas de râteau en vue, bonne nouvelle, jusqu'au jour où il a débarqué et là... là, franchement, je n'étais plus sereine.

Tout le monde dit aussi:"Mais c'est la plus chouette période, la tension avant qu'il se passe quelque chose!" Tu parles, c'est parce qu'ils ont oublié. J'avais tellement la trouille d'avoir paumé le mode d'emploi que je me disais que j'allais me planter quelque part et que ça allait encore partir en vrille.

Et même pas.
Tout va bien.
Echange de textos épique après une soirée arrosée où il m'a fait la bise alors que j'avais très envie qu'il me prenne dans ses bras et m'embrasse comme au cinéma, chacun dans notre rame de métro.
J'ai attaqué:
"Pfff..."
Il a répliqué:
"Hum"
J'ai enchaîné:
"Ah ouais?"
Il a trébuché:
"Ben faut croire..."
J'ai foncé dans la brèche:
"Alors justement éclaire-moi parce que là je ne sais plus quoi croire."
Il a eu des mots justes et francs qui m'ont bouleversée et enfin permis de retrouver le sommeil cette nuit-là.

J'ai ensuite vécu un lendemain très étrange sur le thème de la discrétion absolue, un supplice délicieusement inhumain. Puis enfin, enfin cette journée s'est terminée, en excellente compagnie puis en tête-à-tête au coeur de la nuit, comment dire ?

Des papillons dans l'estomac et un sourire immense malgré les petits yeux.

Musique d'ambiance: Micky Green. Même si je ne sais pas si l'album est aussi bon que son single "Oh"...

jeudi 1 novembre 2007

affiches dans le métro

En 4*3, Millénium, chez Actes Sud, Lisbeth Salander sur les murs du métro. Est-ce que Sally aurait apprécié? Je suis en train de déguster le dernier tome, je le lis leeeeeeentement pour en profiter jusqu'au bout.



Une autre affiche qui me déprime, c'en est une suspendue au plafond dans les wagons. Elle dit qu'une personne sur deux sera atteinte d'un cancer (au moins) au cours de sa vie. Et après on s'étonne que le parisien fasse la gueule... Ils n'ont qu'à nous afficher des trucs un peu moins cons, aussi!


Hier soir j'ai tenté le retour à une vie normale (la mienne) après une semaine d'arrêt maladie. J'ai repris le taekwondo. La perte de poids donne une légèreté à mes jambes assez surprenante. J'ai brièvement cru que ça me ferait gagner en vitesse et en vivacité... sauf que la grippe, si ça amaigrit les jambes, ça les coupe un peu aussi par la même occasion. Résultat: au lieu de bondir et rebondir encore plus haut, je saute une petite fois et à l'atterrissage, je m'enfonce dans le sol parce mes jambes se dérobent. La gravité était plus forte que moi hier soir... mais j'ai évité les bobos.



Hier, Mathide est morte. Mathilde, c'était mon poisson rouge à scoliose et suicidaire. J'ai gagné Mathilde à la pêche à la ligne à la Foire à la Saucisse de Vélizy quand j'avais 6 ans. Hé oui, Mathilde avait au moins 23 ans et demi. Non, Mathilde n'a pas été remplacée quinze fois par ma mère (j'ai assisté à un massage cardiaque de réanimation suite à un saut de Mathilde hors du bocal). Mathilde a passé quelques étés dans la piscine gonflable du jardin quand on partait en vacances en échappant aux chats, on la croyait increvable (Mathilde, pas la piscine gonflable) mais on avait tort. Une petite tranche d'enfance qui s'envole...

Alors voilà, c'est la Toussaint, je suis en deuil de Mathilde. RIP.



mardi 30 octobre 2007

Stardust

Aujourd'hui, j'aimerais être une étoile s'adressant à une souris parce que ce serait beaucoup plus facile. Allez voir Stardust au cinéma. Ca dure deux heures mais on ne les sent pas passer : joli, drôle, de l'aventure et un chouette casting...

Retour à la vie normale après une semaine déconnectée de la réalité: je ne suis pas encore au top de ma forme mais je refais surface, doucement.

Mon coeur bat trop fort.
Les insomnies persistent, mais le sourire demeure.
Je ne peux pas me résoudre à faire un pas de plus, j'ai peur.
Cela ne m'empêche pas de profiter de la douceur de l'instant présent, en bonne compagnie.

Dans un tout petit peu plus d'un mois je change de dizaine.
L'évolution majeure, en ce qui me concerne, consiste à ne plus vraiment me projeter dans des perspectives à long terme. Je vis au jour le jour.
C'est une réponse intéressante à une angoisse persistante. Une amorce de solution.

A développer.

vendredi 26 octobre 2007

foutue grippe 2

Rhâââ...

Je vais mourir d'ennui à cause de cette grippe qui me vide de toute énergie.
Je suis en train de me transformer en légume devant la télé.

Heeelp...

jeudi 25 octobre 2007

Foutue grippe

Aujourd'hui est mon 3e jour de maladie. Après 2 jours (et deux nuits) atteignant des pics à 39.6°, il semblerait que la température redescende gentiment, alors que je m'abrutis à coups de médicaments.

J'imaginais, éventuellement, que cette grippe me permettrait de mettre un terme à mes insomnies en me mettant totalement HS. Je suis HS, mais je n'arrive toujours pas à dormir correctement. Tomber malade ne constitue donc pas une solution aux insomnies. Je serais plutôt tentée de croire qu'avoir des insomnies prédisposent à attraper le premier virus qui traîne.

Résultat: je loupe le dernier RV avec Harry Potter, prévu pour cette nuit. Je suis sincèrement écoeurée. J'aurais pu tomber malade la semaine prochaine, ça aurait été emmerdant aussi, s'entend bien, mais pas pour la sortie d'HP7...
Comme dit Chch, elle, elle a bien râté, pour cause de maladie également, un petit déj en compagnie de Doris Lessing, quelques jours avant qu'elle soit nobélisée...

Me voici arrêtée jusqu'à la fin de la semaine.
Ce qui signifie que je loupe également un dimanche à Quai des Bulles, à Saint Malo, alors que je me réjouissais franchement d'aller y faire un tour.

Le bon côté, c'est que j'ai fini le tome 2 de Millenium.
Sacrée Lisbeth!
Le mauvais côté, c'est que je ne crois pas avoir le tome 3 à la maison... Il va falloir patienter!

lundi 22 octobre 2007

Sciences naturelles



Voici quelques photos de cet animal étrange qu'est l'escargot-fleur. Il se perche tout à fait en haut du moindre promontoire à portée de bave (brin d'herbe, fleur et autres clôtures), il est petit et tout blanc et se balade en grappe (s'il est tout seul, ses potes ne sont jamais bien loin ou alors c'est que le jardinier est passé).

J'ai essayé d'en teindre un en rouge avec du henné mais il n'a pas aimé (âmes sensibles s'abstenir de lire la suite: il en est mort).






Yihaaaaaaa!

J'ai Internet à ma maison!


Le retour de la connexion!


Du blog, du blog, du blog!

Va falloir faire du condensé de résumé de mes aventures, je m'y colle cet aprèm, après avoir dessiné un très beau vaisseau spatial.

Ci-dessous, c'est mon portrait, dessiné par quelqu'un que j'adore et qui m'a rendu un fier service! Toutes ces années avant de savoir que d'avoir une frange me ferait ressembler à Dorothée, c'est un vrai choc... Heureusement, je ne suis pas blonde.




samedi 20 octobre 2007

Image rétinienne persistante

De jolies images se baladent dans ma tête. Il se pourrait même que j'aie parfois un sourire de satisfaction béat et parfaitement idiot sur le visage.

Les publications sur ce blog deviennent de plus en plus espacées et j'en suis désolée. J'espère qu'une solution apparaîtra bientôt.

On a lancé notre atelier de dessin avec un de mes collègues et un client de la librairie. On s'est fendu la poire ensemble avec nos crayons pendant trois heures à la table de la cuisine. Bientôt le résultat de nos expérimentations graphiques sur un blog dédié notre atelier. Premier super-défi : dessiner un vaisseau spatial. Résultat des courses mardi prochain. Faucon millenium interdit : trop facile...

Je commence à envisager de cesser de me battre car j'entrevois des réponses à mes questions. Est-ce le début de la sagesse ou bien juste une page qui est en train de se tourner ? Les perspectives sont vastes : lorsqu'on laisse certains repères derrière soi, tout devient possible, c'est grisant et angoissant. Surtout grisant. Symptômes : insomnies et le manque d'appétit. Mais lesdites perspectives ne sont pas seules en cause.

Par moment je me dis que la vie serait plus simple si on m'arrachait le coeur (sens figuré), pour ne plus sentir le sol bouger sous mes pieds et un papillon se cogner dans ma cage thoracique. Très compliqué à gérer. Je ne suis pas très douée en relations humaines, quelles qu'elles soient. Pourtant, à moins de faire une retraite dans un monastère bouddhiste en haut des montagnes, va bien falloir que je fasse avec.

samedi 22 septembre 2007

Droit à l'image, suite

Yes! On a entendu ma voix.
J'ai la possibilité de ne pas mettre de photo sur le site de la librairie.
J'ai négocié : un portrait dessiné.
J'ai appelé un ami qui a accepté de me croquer. "Je te préviens, ce sera stylisé."
J'espère bien ! Il ne manquerait plus que ça ressemble à une photo !

Plusieurs idées d'autoportraits me viennent en tête, du coup:
planquée derrière un grand album de Claude Ponti avec juste la frange qui dépasse au-dessus;
à la façon du Petit Prince, cachée dans une grande boîte (dessine-moi une bbl);
vue du dessus...

Ca, dès qu'il faut avoir des idées idiotes, je suis au taquet...
2e jour de travail dans une série de 9 jours consécutifs. Je me demande à quoi ressembleront les idées idiotes du 9e jour.
A rien, probablement.

samedi 25 août 2007

m&m's théorie

D'où vient cette idée selon laquelle les m&m's marrons sont les meilleurs ? Comment peut-on dire qu'un m&m's est meilleur qu'un autre ?
Théorie de l'un de mes collègues un peu fou (c'est lui qui les acheté) : ils sont meilleurs parce que c'est la vraie couleur du chocolat et donc ils comportent moins de produits chimiques...
Or, si on examine un paquet de m&m's, on se rend compte assez vite qu'il n'y a pas de distinguo de composition chimique par couleur de m&m's.
Donc foutaises que ces histoires de couleur. Faut-il y voir une parabole de la société ?

Hum...
Ca cale mon petit creux. C'est déjà pas mal. En tout cas ça ne rend pas plus intelligent, c'est sûr.

vendredi 24 août 2007

>sigh<

Aujourd'hui, j'ai rencontré un très joli nouveau représentant qui vend des CDs pour les enfants. Dommage qu'il soit si marié. C'est une malédiction.

mercredi 22 août 2007

Tu veux ma photo?!

Je ne suis pas très très enthousiaste à l'idée qu'on mette ma photo sur internet, via le site officiel de mon lieu de travail. Désagréable sensation de faire ma mauvaise tête, parce que ça semble ne déranger personne d'autre... Ce ne serait pas cohérent si je diffusais ma bouille sur mon blog en long, en large et en travers mais, en l'occurence, je n'ai pas mis de photo de moi, j'ai pas envie.

Négociation : je peux dessiner un auto-portrait ? Nan. Je peux mettre une citation que j'adore à la place ? Nan. Je peux mettre une photo de moi de dos ? Nan. Je peux mettre une photo de moi avec mes supers lunettes de soleil de star (qui me cachent la moitié du visage vu la taille des verres) ? Re-nan. Et je peux mettre une photo de Jodie Foster ? Mais naaaaaan !

Et moi, j'ai le droit de dire nan, aussi ? Ben nan.

mardi 21 août 2007

Aventurière du quotidien

Aujourd'hui, au rang des blessures, juste une écharde - est-il besoin de préciser qu'elle s'est logée à environ 5 mm de la morsure de scotcheuse ? Et la journée n'est pas terminée...

Je me permets de faire la promotion de l'album de mademoiselle K. On ne peut pas dire qu'elle chante vraiment sur tous les morceaux, mais qu'est-ce qu'elle râle bien, qu'est-ce qu'elle crie juste! Je suis repartie de ce lieu de perdition qu'est la Fnuc avec plein de CDs (car non, je ne télécharge pas) , des vieux (Radiohead) et des récents (me souviens même pu des noms), je suis ressortie de là avec l'impression d'être une gourmande qui vient de braquer une boulangerie.

La musique embellit mes jours et surtout mes nuits...

samedi 18 août 2007

Les petites dents acérées de la scotcheuse

Pleine de bonne volonté, j'ai voulu fermer un carton de retour de marchandise à l'aide de cette machine démoniaque qu'est la scotcheuse (gros dérouleur de scotch marron)... Vous voyez les petites dents pour couper le morceau de scotch sur un dérouleur de petit scotch normal ? Multipliez par 5 la longueur desdites dents... enfoncez-les comme un coup de marteau sur l'articulation à la base du pouce - en cherchant bien, trouvez la petite veine qui passe à cette endroit-là...
AÏÏÏEUUUUUUUUUU - et ça pisse le sang, en prime, on se croirait en plein film d'horreur, heeeek ! - mais non je n'exagère pas.
Après le tortucolis - parce qu'on ne peut pas être tout le temps une tortue ninja - me voilà sévèrement plantée... Voilà ce que c'est que de ne plus faire de sport - absence de sport=insomnies en pagaille=chute d'attention et de concentration=moment opportun pour la scotcheuse de manifester son agressivité naturelle - un pansement, un...
Et vous savez le pire ? ben y a personne pour me faire un bisou sur mon bobo pour me consoler.

vendredi 17 août 2007

fourbe

C'était bien la peine d'aller faire ma maligne au soleil : déjà, le choc thermique (15° dans les dents) de Paris à Draguignan m'a mis une bonne claque. Dormir dans le train couchette est un challenge.
Il faisait beau et chaud.
Mais, terrassée par la fatigue et la chaleur, je suis allée faire une sieste impromptue, laissant ouvertes deux fenêtres à chaque bout de la mansarde. Fourbe, le torticolis en a profité pour s'installer.
Retour en train couchette AVEC torticolis.
Pour me punir de profiter du soleil quand il fait si moche dans tout le reste de la France ?
C'est trop injuste.
Et puis ça fait mal...

samedi 11 août 2007

Soleeeiiiiiiiiiiiiiiiiil !

Non, pas ici, pas à Paris, le soleil ne brille pas à Paris. Normal, il est parti passer ses vacances dans le sud de la France. Donc je vais le rejoindre ce week-end, (SUN-day) ressortir mes lunettes de star.

Oublier cette malédiction qui fait que la nuit tombe tous les matins ces jours-ci.

Faire le lézard sur la terrasse et écouter le chant des cigales.
Un luxe dans cet été pourripluvieuxgrismoche de 2007.

mercredi 8 août 2007

La vengeance du castor, j'adore




Gaffe aux castors, moi je dis.

Les pieds dans l'eau, pour changer

Non, je ne suis pas repartie en vacances. Je parle de flaques d'eau froide.

Ce matin, j'ai entendu la météo à la radio. L'animateur, en pleine forme, a corrigé le journaliste de service qui avait juste dit : "Il pleuvra toute la journée." : "Il pleuvra beaucoup très fort ce matin, moins fort cet après-midi, et encore un peu moins ce soir."

Mffff.

En arrivant à la librairie ce matin, grosse saucée juste à l'ouverture, ce qui signifie fuites à gogo et... écopage.
Donc j'ai pris des seaux, la serpillère, que j'ai égorgée à mains nues pendant quarante minutes. Les livres, ça n'aime pas tellement l'humidité. Mes pieds et mes mains non plus.

Pour positiver, je dirai que ça m'a occupée, parce que ce n'est pas avec les 26 clients qu'on a eus depuis ce matin qu'on est franchement débordés... l'ennui nous guette, tapi dans les flaques d'eau.

Amände, tu peux m'envoyer l'adresse de ton blog, que je le mette en lien sur le mien?
Ecrivez-moi, aidez-moi, j'arrive pas à croire qu'on n'est que le 8 août!!!
Je n'arrive pas à croire que la prochaine fois que j'aurai trois semaines de vacances, c'est dans un an!!!

mardi 7 août 2007

Simpson forever (them too, yeah)

SPIDER PIG
SPIDER PIG
Does whatever a SPIDER PIG does
Can he swing
From a web

No he cant
He's a pig
LOOK OOOUUUTTT!!!!
He is a SPIDER PIG!!

vendredi 3 août 2007

samedi 28 juillet 2007

Je sais enfin comment ça finit

J'ai fini le HP7 hier soir, dans la nuit, il n'était pas loin de 2h du matin, j'avais vu juste. Des rebondissements, encore des rebondissements, toujours des rebondissements. Elle a fait du bon boulot, la dame la plus riche d'Angleterre. Je ne dirai pas comment ça finit (sauf à ceux qui n'ont pas l'intention de le lire).

Donc :
1) les vacances sont finies (en ce qui me concerne);
2) Harry Potter, c'est fini (mais on remettra ça en octobre pour les ventes en français) ;
3) la fatigue et le stress c'est fini (bonne résolution de milieu d'année).

Question : le soleil, c'est fini aussi - ou ça n'a pas commencé d'ailleurs - quand est-ce que l'été arrive sur la région parisienne ? Parce que là j'ai rangé les chaussures ouvertes (les pieds dans la flotte ce n'est pas qu'à la mode londonnienne) et les débardeurs, je mets une veste et des chaussettes... Enfin je ne me plains pas, j'ai eu quinze jours de beau temps pendant mes vacances, c'est déjà plus que pour beaucoup d'entre nous.
En fait, le soleil, je n'en veux même pas pour bronzer. C'est juste que je préfère porter mes lunettes de soleil de star qu'un parapluie...

vendredi 27 juillet 2007

hp7

Je devrais connaître le dénouement du 7e Harry Potter cette nuit, vers 2h je suppose (estimation à la louche).
Comment perdre tout le bénéfice d'une grande forme retrouvée après trois semaines de vacances : passer ses nuits à lire Harry Potter, et voir revenir les cernes !

jeudi 26 juillet 2007

busy reading harry potter 7

Please do not disturb,
leave a message!
thx

jeudi 5 juillet 2007

Monkey Journey to the West

Tel est le nom de l'opéra en neuf tableaux de Xi You Ji qui se tiendra au théâtre du Chatelet à partir du 26 septembre.

"Conception et mise en scène Chen Shi-Zheng
Musique Damon Albarn
Concept visuel, animation et costumes Jamie Hewlettcréateurs de Gorillaz"

Je ne sais pas vous, mais moi j'y vais !
Si ça vous dit, on pourrait même y aller ensemble.

Voici en quoi ça consiste:
D’après le classique de la littérature chinoise Xi You Ji de Wu Cheng’enUne œuvre magique racontant l’histoire du personnage préféré de la littérature chinoise, le Roi Singe, qui se rebelle contre le Ciel et se proclame grand sage, égal au Bouddha.
Acrobates, interprètes d’arts martiaux et de Shaolin, chanteurs d’opéra de Pékin, orchestre et choeur de Damon Albarn.

Ca va être beau à voir et à entendre, ça ne fait aucun doute.

dimanche 1 juillet 2007

Attention aux contrefaçons [2]







attention aux contrefaçons

Effet post Saint Malo avec Albin Michel Jeunesse:



(on a oublié la hache parce que ce n'est pas très "pomelo", la hache)


mercredi 27 juin 2007

pétage de plomb - et de planches

Le boulot est atroce.
Plus j'approche des vacances et moins j'encaisse la fatigue et le stress (les euros, je continue à encaisser). Je n'ai plus que quelques jours à tenir. Qu'ils sont pénibles, ces jours. Il faut tout boucler avant de partir pour ne rien laisser en plan. Je suis à peu près dans les plaques, je dis bien à peu près, ce n'est pas suffisant et certainement pas satisfaisant. Même avec la meilleure volonté du monde, ce n'est pas possible d'en faire plus. Je sature. Je suis à bloc.

STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP !
J'ai besoin de faire un break.

J'ai besoin de faire un stage de taekwondo.
J'ai besoin de passer des heures à bouquiner. A écrire. A dessiner. Aller au musée Guimet et faire le plein d'art asiatique. Respirer.
J'ai besoin de me lancer de nouveaux défis. Non. J'ai envie de me lancer de nouveaux défis. La nuance est importante.

J'ai envoyé un mail à Emile Bravo parce que son dernier album avec Jean Régnaut m'a fait sourire, rire, foutu les boules, émue et touchée. Du génie, en toute simplicité. Il m'a répondu, ce sont trois lignes qui comptent, qui me donnent envie d'avancer. Parce que je crois qu'il serait le genre de personne à me dire que je dois m'en donner les moyens. Je m'inscris à un cours de dessin à la rentrée pour acquérir ce qui me manque, un peu de technique pour équilibrer l'intuition, conforter l'oeil, assurer le coup de pinceau.

Charlie m'a invitée à une dédicace ce soir mais j'avais des planches à casser. Je ne peux pas tout faire, et les planches étaient une priorité. Je pense que Charlie est le genre de personne qui peut comprendre ça. Car ça n'enlève rien à son talent et à son humour, qu'une semi-fan soit absente ce soir. Ca me fait plaisir de figurer sur sa liste. Après tout.

La confiance est revenue : j'ai cassé mes planches, même si c'était facile.
Peut-être parce que je portais des chaussettes roses, aujourd'hui.
Peut-être parce que j'avais besoin de me prouver que j'avais ma place, une parmi eux.

lundi 25 juin 2007

W touch

Aujourd'hui, moult rencontres.
Tout d'abord, W.
A la correspondance du TGV qui m'emmenait à Saint Malo pour une journée professionnelle sous le signe du livre jeunesse, je l'ai remarqué, tout en noir, avec son sac branché hors de prix bleu. Look typique d'architecte J'ai mis mes lunettes de vacances et il a souri. M'a souri ?

A Saint Malo, tant de gens intéressants ascendant passionnants !

Revu un illustrateur que j'adore, I love Pomelo, Pomelo forever.
Ai rencontré un tandem auteur-illustrateur mythique et sympathique, nous nous reverrons cet automne chez l'oiseau parisien.

Ai observé de loin W, car il s'appelle W, il est graphiste - d'où cette apparence, proche de l'architecte. Ce prénom est récurrent dans ma vie depuis maintenant environ un mois, il est pourtant rarement porté dans notre bonne vieille contrée.
Les caractéristiques du W semblent être
un calme olympien,
une classe certaine,
du professionnalisme,
une hésitation dans la distance,
une tendance à comater dans les transports en commun.
Le jeu du chat et de la souris : il approchait sans s'approcher, laissait une place où je pouvais m'installer.
1ère approche.
Ne sais pas si nous nous rencontrerons de nouveau.
Il sait où je travaille. Je pense qu'il ne viendra pas. Ce n'est pas notre discussion aussi brève que professionnelle qui le fera revenir. Ou bien je n'ai toujours rien compris.
Pourquoi suis-je incapable d'être moi-même face à un homme qui me trouble ?

Réconfort : Lululu était à mes côtés, m'a aidée, m'a comprise, parce que la timidité, elle sait ce que c'est. Elle n'est pas fan de Pomelo pour rien.

vendredi 22 juin 2007

cette chanson-là - Sarah Dessen

- Je suis sérieuse, dis-je en secouant la tête. Ca ne peut pas être autrement. Je suis désolée, j'aurais dû te prévenir depuis le début. Je te laisserai tomber.
[...]
- Je sais pourquoi tu dis ça, répondit-il enfin, mais tu rates quelque chose. Tu sais, quand ça marche, l'amour est un truc fabuleux. Pour de vrai. Ce n'est pas pour rien qu'il y a toutes ces chansons.
Je baissais la tête et examinai mes mains.
- Ce ne sont que des chansons. Ca ne veut rien dire.
Je ressentis soudain cette sensation étrange, quand on sait que le plus dur est passé, qu'il ne reste plus qu'à échanger quelques plaisanteries, que le tour est joué.
[...]
Il se pencha, ma main toujours dans la sienne, et m'embrassa sur le front. Fermant les yeux, je pris de lui tout ce que j'avais appris à aimer : son odeur, ses hanches étroites, la douceur de sa peau contre la mienne. Tant de choses en si peu de temps.
- On se reverra, ajouta-t-il en se détachant. D'acc ?
Je hochai la tête.
Il serra ma main une dernière fois, puis la relâcha et et traversa la pelouse. Ses pas laissèrent de nouvelles traces dans l'herbe humide : celles de tout à l'heure avaient déjà disparu, résorbées. Comme si rien ne s'était passé.
Je rentrai, gagnai ma chambre, enfilai un short et un t-shirt et plongeai sous les draps. Ce sentiment, je le connaissais par coeur. J'en avais presque fait un concept : la solitude du petit matin. Les heures qui suivent une rupture sont les pires. Le monde paraît immense quand on se retrouve à l'arpenter seul.

jeudi 14 juin 2007

Bulle de savon

Je m'éclate !

lundi 11 juin 2007

Concentration

S'il est impossible de ne penser à rien, encore est-il possible de penser à autre chose.

Au taekwondo, la répétition d'un même mouvement visant à une efficacité maximum et une qualité d'exécution optimum recquièrent une concentration salvatrice. Un enchaînement de mouvements où il faut comprendre comment coordonner ses bras, ses jambes, l'ensemble de son corps me vide la tête.

Ca me procure un équilibre et un bien-être d'une profondeur que certaines personnes ont du mal à percevoir.
Je sais que c'est difficile à comprendre lorsqu'on n'a jamais pratiqué ce genre d'activité.
Pourtant les parallèles ne sont pas difficiles à faire.

Je n'ai pas réussi à casser mes deux planches à la démonstration hier.
Un Quidam m'a demandé : "Mais c'est si grave que ça que tu n'aies pas réussi ?"
Qu'il s'imagine qu'il a planté un solo de guitare qu'il avait répété pendant deux ans le jour d'un concert avec une assistance d'une centaine de personnes.
Ca me flingue (d'avoir râté ma casse, mais surtout son absence d'empathie).

Ce soir le cafard est passé, la satisfaction d'un bon entraînement valant largement de tièdes nocturnes.

Prendre son temps est une bonne chose, ne pas le perdre est un impératif.
Certaines rencontres sont de faux évènements.

connectivité limitée ou inexistante

Finies les nocturnes à écouter du piano - ou autre - je retourne à mes nuits d'insomnies. Je le sentais venir, je le voyais venir, mais les mots sont navrants.

Rester dans le flou m'arrangeait. Ne pas parler de "nous" parce qu'au moment où un "nous" est prononcé, on voit bien, justement, qu'il n'existait pas, ce "nous".
Si on dit "nous", ce "nous" éclate comme une bulle de savon. Parce que deux solitudes côte à côte ne sont pas synonyme de compatibilité. Alors à quoi bon continuer si on ne se laisse pas la possibilité d'être surpris ? Si on dit que "nous" n'est pas satisfaisant à court terme, comment tabler sur un "nous" satisfaisant à moyen terme ? Dead end.

Comme j'ai décidé, depuis le pilote, de ne plus foncer dans les murs, j'ai haussé les épaules : "Ca va, si tu ne ressens rien, on arrête là." Parce que ce n'était pas possible de dire "arrêtons-nous là", la bulle avait déjà éclaté.

Pas de regret, mais une lassitude certaine.
Lundi triste et bleu.
Mardi aura meilleure mine.

vendredi 8 juin 2007

Au jour le jour

Ne pas se projeter, rester dans le moment présent et profiter de petits instants en suspension... dans le noir en écoutant jouer un piano - un pianiste - c'était beau. Se sentir bien.

Et ses mains. C'est si important, les mains. J'aime beaucoup ses mains.

Réapprendre à aller vers l'autre.
Compliqué, difficile.
Il faut du temps.
Tant de temps.
L'étendue des dégâts est considérable, je suis effarée.
Comme le cerveau qui apprend à faire de nouvelles connexions neuronales après un grave accident, j'essaie de trouver de nouveaux chemins.
De la patience.
Faire confiance. Ca, ça fout la trouille.

Mais je me sens bien. Apaisée. Malgré tout.
La grisaille n'est que dans le ciel ce matin.

mardi 5 juin 2007

nocturne

Un texto au creux de la nuit à cette heure où le sommeil me fuit (minuit quinze, veille de pleine lune).

Il est essoufflé, il a marché vite (pour me rejoindre). Il porte un tee-shirt rayé (moi et ma passion des rayures, ça me perdra). Il est là, dans la lumière (des lampadaires).

Effet persistant : quelque chose dans sa façon de parler me fait baisser la garde.

Je lui ai demandé, plus tard, si à bientôt trente ans on est trop vieux pour se tenir par la main dans la rue. Il reste une croyance certaine ? Je n'ai pas compris.

Le silence entre les mots me rassure et m'angoisse.

Mais surtout, oui, surtout, prendre son temps.

samedi 2 juin 2007

Ce n'est pas "ne me quitte pas" même si le piano peut y faire penser

Aaron - Le tunnel d'or

Regarde, il gèle
Là sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s’évaporent
Vers d’autres ciels
Vers d’autres ports
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange
De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
De tous ces vents,
Un seul me porte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges

Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange
Prends mes soupirs
Donne moi des larmes
A trop mourir
On pose les armes
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sur ton souffle
Le temps s’allonge
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange
Seuls sur nos cendres
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon cœur est libre
Ta voix s’efface
De mes pensées
J’apprivoiserai
Ma liberté
Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort, ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange, mon ange

vendredi 1 juin 2007

Paroles

Gus Gus - Why (polydestruction)
Tomorrow is just another day,
when I let the sunshine meet my conscience.
You told me stories, gave me new ideas.
Pretend only you, you know the answers.
I wait longing for you, baby.
There's no one around me, wanting me...
Cause you know, and I know, enough to understand.
I'm a warm waiting idol, above.
Is this what you want?
Do you want a piece of mine?
Tell me now, are you short of cash?
Our thing was made to last.
Tell me, tell me now.
Tell me why.
Yet another day is waiting.
Love don't mean nothing, 'cause I'm alive, oh...
Hear me out, hear me out, I'm calling, strolling,
with an airplane ticket, and nowhere to go, nowhere to go...
Is this what you want?
Do you want a piece of mine?
Tell me now, are you short of cash?
Our thing was made to last.
Tell me, tell me now.
Tell me now.
Is this what you want?
Do you want a piece of mine?
Tell me now, are you short of cash?
Our thing was made to last.
Tell me, tell me now.
Tell me, tell me now.
Tell me, tell me now.
Tell me why...
Cette voix, c'est Emiliana Torrini.
C'est l'Islande.
C'est - juste - beau (c'est déjà beaucoup).

mardi 29 mai 2007

Juste une clé

Parfois certaines intonations vous touchent plein cœur. Un sentiment de déjà-vu, parce qu'une personne que vous connaissez à peine prononce deux mots d'une façon qui vous rappelle quelqu'un (que vous avez aimé, un jour).
Sa façon d'incliner la tête, de rouler une cigarette, l'air de rien, de lâcher ces deux mots qui font remonter un souvenir vieux de dix ans. L'illusion de croire que vous pouvez retrouver ce quelqu'un à travers lui. Pourtant, c'est une autre personne et elle en vaut la peine (elle est devant vous, avec vous, pour vous - peut-être).

Lui dire : tu me rappelles quelqu'un, c'est amusant.
C'est déjà y accorder trop d'importance.
J'accorde trop d'importance à des détails.

J'ai aimé cet air tranquille qu'il a eu quand il a lâché ces deux mots insignifiants (pour d'autres, pour lui aussi, probablement, pas pour moi). Ca me suffit.
A notre prochaine rencontre, je guetterai ce voyage en déjà-vu qu'il m'a offert déjà une fois.

Rencontre avec des coquelicots


Y manque que le chant des cigales...

lundi 28 mai 2007

parti trop vite

Ce soir, j'ai l'impression d'être passée à côté de quelqu'un qui est parti trop vite. J'ai peur de l'avoir ennuyé. S'est-il ennuyé?

Je crois que je ne sais plus me laisser aller.
Ou bien...


we think the same thing at the same time
we just can't do anything about it

Expliquer le sens de cette chanson, Harrowdown hill, de Thom Yorke. Je crois que j'avais lu dans une interview que c'était une chanson sur la guerre...

I can't take their pressure
No one cares if you live or die
They just want me gone
They want me gone

Je n'ai pas tout compris à cette chanson si ce n'est l'amertume, la frustration et la trouille contre laquelle on ne peut rien... Interprétation, sentiments tout personnels, qui n'engagent que moi.

Soirée qui laisse un goût de point d'interrogation.

Le jour où j'ai décidé de redevenir sociable

Jeudi dernier, j'ai déjeuné avec une fille que je connaissais bien par téléphone. Puis je suis passée voir un ami libraire que je n'avais pas vu depuis mon déménagement.

Vendredi, je suis allée à une soirée de librairie à Vincennes. J'ai revu plein de gens que je connaissais déjà, dont David Treuer, un auteur américain talentueux (au contact facile), mais aussi des libraires, des amis de libraire, et la soirée s'est étirée pour se finir sur les coups de 2h30, 3h du matin. J'ai rencontré de nouvelles têtes, célibataires ces têtes-là, c'est rassurant, il y en a encore, elles sont juste dans les soirées où je ne vais pas d'habitude.

Samedi matin, pas très très bien réveillée après quelques petites heures de sommeil, je prends le métro plus tard que d'habitude, je n'aurai pas une minute d'avance au travail. Je m'asseois sur une banquette et je vois, sur le strapontin suivant, un libraire du quartier que je connaissais il ya de ça deux ou trois ans (peut-être même quatre), absolument charmant visuellement mais difficile à aborder (ascendant ours). Il ne me regardait pas. Calculatrice : je me dis en bon libraire qu'il est, si je sors un livre, il va regarder ce que c'est, par automatisme. Bingo. J'ouvre mon bouquin, et quand je lève les yeux, nos regards se rencontrent. Je risque un grand sourire, lui reste figé, alors je pique un fard et je replonge dans mon livre.
Hypothèses : 1) il connaît mon visage mais là, dans le métro, il se demandait d'où il m'avait rencontrée, cliente, amie d'amis... (les deux, mon général, j'ai acheté des livres dans sa librairie et nous avons été dîner chez des amis communs) 2) c'est qui celle-là qui drague éhontément dans le métro à 9h35 un samedi matin ?
Je ne peux pas lui jeter la pierre, je ne suis pas physionomiste non plus.