Un texto au creux de la nuit à cette heure où le sommeil me fuit (minuit quinze, veille de pleine lune).
Il est essoufflé, il a marché vite (pour me rejoindre). Il porte un tee-shirt rayé (moi et ma passion des rayures, ça me perdra). Il est là, dans la lumière (des lampadaires).
Effet persistant : quelque chose dans sa façon de parler me fait baisser la garde.
Je lui ai demandé, plus tard, si à bientôt trente ans on est trop vieux pour se tenir par la main dans la rue. Il reste une croyance certaine ? Je n'ai pas compris.
Le silence entre les mots me rassure et m'angoisse.
Mais surtout, oui, surtout, prendre son temps.
mardi 5 juin 2007
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