Finies les nocturnes à écouter du piano - ou autre - je retourne à mes nuits d'insomnies. Je le sentais venir, je le voyais venir, mais les mots sont navrants.
Rester dans le flou m'arrangeait. Ne pas parler de "nous" parce qu'au moment où un "nous" est prononcé, on voit bien, justement, qu'il n'existait pas, ce "nous".
Si on dit "nous", ce "nous" éclate comme une bulle de savon. Parce que deux solitudes côte à côte ne sont pas synonyme de compatibilité. Alors à quoi bon continuer si on ne se laisse pas la possibilité d'être surpris ? Si on dit que "nous" n'est pas satisfaisant à court terme, comment tabler sur un "nous" satisfaisant à moyen terme ? Dead end.
Comme j'ai décidé, depuis le pilote, de ne plus foncer dans les murs, j'ai haussé les épaules : "Ca va, si tu ne ressens rien, on arrête là." Parce que ce n'était pas possible de dire "arrêtons-nous là", la bulle avait déjà éclaté.
Pas de regret, mais une lassitude certaine.
Lundi triste et bleu.
Mardi aura meilleure mine.
lundi 11 juin 2007
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