Le Salon du Livre de Paris se situe dans la halle n°1 du parc des expositions de la Porte de Versailles. Cette année, le pays à l'honneur est Israël et le service sécurité était sur les dents. Ils étaient censés laisser les gens rentrer à partir de 19h. A l'entrée principale, il y a avait en tout et pour tout une porte ouverte et deux vigiles pour fouiller les visiteurs. Le résultat c'est que c'était noir de monde comme je n'avais jamais vu, des gens jusque sur le trottoir. Au bout d'une demie heure, la foule a commencé à s'agiter, à se tasser contre les portes. Certains se sont mis à taper sur les portes, quelques bagarres ont éclaté, ça et là. Il pleuvait. La guerre civile n'était pas loin. La sécurité a fini par ouvrir toutes les portes en grand vers 19h45, plus aucun contrôle, les portiques sonnaient dans tous les sens. Ils se sont tous rués sur les petits fours et le champagne.
J'ai été sur deux stands.
L'Ecole des Loisirs, qui optimise un peu plus chaque année son stand, niveau buffet. On pouvait trouver un "faux" buffet avec carottes, chou fleur et autres petits légumes frais et croustillants à tremper dans des sauces. Mais pour ceux qui connaissaient la maison, le service était impeccable comme toujours, des plateaux ornés de délicieux petits fours circulaient, et le champagne était là où il devait être, dans une coupe, dans ma main. Et comme, en prime, les gens sont sympathiques, ça tombe bien.
Bragelonne, parce que ce sont des gens que j'aime bien. Là aussi j'ai bu du champagne, et du jus de pomme (quand il n'y a plus eu de champagne). J'ai mangé de fausses fraises tagada, aussi. J'ai discuté avec des gens chouettes que j'avais rencontrés il y a quelques semaines. Ils avaient tous l'air si fatigué, j'espère que j'avais meilleure mine. L'avantage c'est quand même que je ne suis pas exposante sur le salon, juste touriste, et c'est appréciable. L'un de mes interlocuteurs m'a dit qu'il ne fallait pas que j'hésite à lui demander des services de presse. J'ai des scrupules, comme ce n'est pas moi qui m'occupe directement du rayon fantasy, mais après tout, pourquoi bouder son plaisir? Il semblerait que je n'arrive à lire que ce type de littérature ces temps-ci...
J'ai revu une vieille copine qui m'a annoncé qu'elle partait vers d'autres horizons, du côté de La Rochelle. Ca me fait un drôle d'effet, cet exode de mes amis trentenaire...
J'ai rencontré une jeune éditrice grâce à mon contact bleu et poilu sur facebook qui est l'un de ses auteurs. C'est surprenant de constater que facebook peut éventuellement avoir un impact sur ma vie professionnelle. On s'envoie des sourires, des plantes vertes et d'autres conneries, ces gens sont du milieu du livre, et quand on se rencontre on se sent sûrement un peu stupide, ah tiens, bonjour, enchanté, alors comme ça quand tu ne perds pas ton temps sur Facebook tu écris/publie/vends des livres? Génial! Et sinon, la vie, ça va bien?
Voilà... Une inaug classique, j'ai un peu fui la foule. J'y retourne lundi, j'ai quelques rendez-vous pro, ou non, ou à moitié, j'en profiterai pour visiter les gens que je n'ai pas eu le temps de voir hier soir.
vendredi 14 mars 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire