Voilà, c'est écrit.
Comme en 2007, le concours de rimes est ouvert.
Comme rimes riches, on a trouvé:
cuite
fuite
suite
inuit...
Après, en rimes pauvres, y a pléthore, mais c'est si facile.
Mon week-end campagnard s'est excellemment passé, entourée d'amis agréables et de leurs enfants eux aussi agréables (qu'on ne dise pas que je n'aime pas les enfants, quand ils sont chouettes, je suis la première à le reconnaître!), le réveillon parfait, du bonheur en barre.
Pas très envie de retourner travailler pour ces quatre derniers jours avant une nouvelle vie.
Une petite pensée pour ma globe-trotteuse préférée partie aujourd'hui pour 2 mois 1/2 en Afghanistan...
Meilleurs voeux à tous!
mardi 1 janvier 2008
dimanche 30 décembre 2007
Qu'il est bon de rire...
Bientôt 29 ans et 13 mois.
Dans 1 semaine.
En même temps que la fin de mon préavis. Dans 1 semaine, je suis au chômage. Dans l'attente du début de mon nouveau contrat de travail. Quelques semaines de repos avant d'atteindre un nouveau continent.
La perte de repères va être étourdissante.
Je réalise doucement. La semaine prochaine surtout: c'est la dernière. Dernier mercredi, dernier jeudi, dernier vendredi, dernier samedi et hop. Ca va être blindé de dernières fois, intense. J'adore les dernières fois dans tout ce qu'elles annoncent d'inédit.
La nuit, j'arrive à respirer (à défaut de dormir).
J'ai le sentiment d'avoir remis de l'ordre dans mes priorités.
Ce qui fait peur: me retrouver face à moi-même et mes ambitions.
Face à la frustration, certains jours, de ne pas être foutue de dessiner un truc bien et de me demander si j'ai bien fait le bon choix avec ma main qui ne veut pas exécuter ce que mon oeil veut lui faire faire. De me retrouver avec la créativité complètement à sec.
Le souvenir que mes vieux camarades de lycée ont gardé de moi: celle qui écrit et qui dessine. J'avais oublié. Ils m'ont fait un bien immense et m'ont aidé à boucler la boucle.
Ces gens qui m'entourent. Les nouveaux et ceux qui sont là depuis un sacré bout de temps déjà. Et qui m'attendent au tournant. C'est important.
On m'a dit ce soir:"Je ne vois pas en quoi tu es compliquée."
Et pourtant...
Certes, la ligne directrice est donnée et l'horizon est largement débouché. C'est encourageant.
Mais pas suffisant. Je ne suis pas forcément compliquée. A bien y réfléchir, je suis juste une éternelle insatisfaite exigeante impatiente paradoxale asociale, et doit bien y avoir encore d'autres mots à ajouter. Je suppose que c'est une question d'équilibre...
Bon sang, ce week-end va me faire un bien fou. 3 jours de break avant la dernière ligne droite.
Dans 1 semaine.
En même temps que la fin de mon préavis. Dans 1 semaine, je suis au chômage. Dans l'attente du début de mon nouveau contrat de travail. Quelques semaines de repos avant d'atteindre un nouveau continent.
La perte de repères va être étourdissante.
Je réalise doucement. La semaine prochaine surtout: c'est la dernière. Dernier mercredi, dernier jeudi, dernier vendredi, dernier samedi et hop. Ca va être blindé de dernières fois, intense. J'adore les dernières fois dans tout ce qu'elles annoncent d'inédit.
La nuit, j'arrive à respirer (à défaut de dormir).
J'ai le sentiment d'avoir remis de l'ordre dans mes priorités.
C'est apparemment ce que quelqu'un a dit à quelqu'un qui me l'a répété:"On a l'impression qu'elle s'est un peu perdue, ces 5 dernières années..."
Oui. Il fallait un électro-choc comme la trentaine pour regarder derrière mon épaule et me dire:"Oops, il serait temps de t'y remettre, là. Tu voulais vivre, tester, avoir plus d'expérience pour avoir plus de choses à exprimer. Faudrait voir à commencer le compte rendu!"
Oui. Il fallait un électro-choc comme la trentaine pour regarder derrière mon épaule et me dire:"Oops, il serait temps de t'y remettre, là. Tu voulais vivre, tester, avoir plus d'expérience pour avoir plus de choses à exprimer. Faudrait voir à commencer le compte rendu!"
Fini le "ce bouquin me donne très, très envie de le lire, mais je peux pas tout de suite parce que j'ai d'autres trucs à lire en priorité sinon ça va partir au retour sans que j'aie rien vendu." Lire tous ces bouquins de SF que j'ai accumulés depuis trois ans sans avoir le temps de me plonger dedans parce que ce n'était pas le rayon prioritaire dans le boulot. Retrouver une vraie notion de plaisir de lecture et ne plus culpabiliser quand je suis incapable d'ouvrir un bouquin. Les périodes de non-lectures se multipliaient et s'allongeaient.
Ce qui fait peur: me retrouver face à moi-même et mes ambitions.
Face à la frustration, certains jours, de ne pas être foutue de dessiner un truc bien et de me demander si j'ai bien fait le bon choix avec ma main qui ne veut pas exécuter ce que mon oeil veut lui faire faire. De me retrouver avec la créativité complètement à sec.
Le souvenir que mes vieux camarades de lycée ont gardé de moi: celle qui écrit et qui dessine. J'avais oublié. Ils m'ont fait un bien immense et m'ont aidé à boucler la boucle.
Ces gens qui m'entourent. Les nouveaux et ceux qui sont là depuis un sacré bout de temps déjà. Et qui m'attendent au tournant. C'est important.
On m'a dit ce soir:"Je ne vois pas en quoi tu es compliquée."
Et pourtant...
Certes, la ligne directrice est donnée et l'horizon est largement débouché. C'est encourageant.
Mais pas suffisant. Je ne suis pas forcément compliquée. A bien y réfléchir, je suis juste une éternelle insatisfaite exigeante impatiente paradoxale asociale, et doit bien y avoir encore d'autres mots à ajouter. Je suppose que c'est une question d'équilibre...
Bon sang, ce week-end va me faire un bien fou. 3 jours de break avant la dernière ligne droite.
vendredi 28 décembre 2007
Ils ont libérés les gens désagréables!
Cette année, Noël en librairie a été chouette: des gens sympas, pas trop stressés, voire même relativement patients. On se demandait où étaient passés nos pénibles habituels, jamais contents et toujours fâchés?! Le père Noël avait dû les enfermer chez le père Fouettard qui, rentrant lui-même de sa tournée, s'est dit qu'il avait envie de se reposer. Du coup il les a tous relâchés d'un seul coup. Ils se sont tous donné rendez-vous à la librairie hier.
Souhaitons qu'ils aient mieux à faire que de venir acheter des livres aujourd'hui. Acheter des fringues. Des jeux vidéos. Des légumes. Whatever. Du moment que ça ne se vend pas ici.
Souhaitons qu'ils aient mieux à faire que de venir acheter des livres aujourd'hui. Acheter des fringues. Des jeux vidéos. Des légumes. Whatever. Du moment que ça ne se vend pas ici.
jeudi 27 décembre 2007
Un escargot au galop
Navrant.
L'inertie me laisse perplexe.
La lenteur m'ennuie au plus haut point.
Attendre que les chiffres chutent pour réagir.
Mais ce n'est pas grave, ça ne doit plus m'énerver, je m'en vais.
Ce. N'est. Plus. Ma. Bataille.
L'inertie me laisse perplexe.
La lenteur m'ennuie au plus haut point.
Attendre que les chiffres chutent pour réagir.
Mais ce n'est pas grave, ça ne doit plus m'énerver, je m'en vais.
Ce. N'est. Plus. Ma. Bataille.
lundi 24 décembre 2007
vendredi 21 décembre 2007
Nawakland
Qu'y a-t-il au-delà de la fatigue ? Quand le café ne suffit plus ? Quand même s'endormir demande trop d'énergie, ce qui laisse la part belle aux insomnies... Damned.
Anecdote de libraire:
Chch, 18 mains, 3 têtes, qui gère les clients en caisse, les cartes de fidélité, les paquets cadeaux, le téléphone qui sonne, sort de la caisse pour aller chercher un livre en rayon. Une cliente l'alpague et lui demande si on a une certaine référence en stock. Chch lui répond:"Je vais regarder, ne quittez pas."
J'aime Noël en librairie parce que:
on ressemble tous à des pandas mort-vivants;
on amène des petits déjs de folie le matin et on baffre toute la journée;
on vend des tas de livres, notamment pour des enfants très éveillés, des personnes âgés qui aiment les livres "où c'est écrit gros", pour des gens qui ne lisent jamais de livres (comment faisait-on sans Mr Schott?).
Se dire que c'est le dernier, toutefois, n'est point désagréable.
C'est comment, Noël, quand on est en vacances?
Anecdote de libraire:
Chch, 18 mains, 3 têtes, qui gère les clients en caisse, les cartes de fidélité, les paquets cadeaux, le téléphone qui sonne, sort de la caisse pour aller chercher un livre en rayon. Une cliente l'alpague et lui demande si on a une certaine référence en stock. Chch lui répond:"Je vais regarder, ne quittez pas."
J'aime Noël en librairie parce que:
on ressemble tous à des pandas mort-vivants;
on amène des petits déjs de folie le matin et on baffre toute la journée;
on vend des tas de livres, notamment pour des enfants très éveillés, des personnes âgés qui aiment les livres "où c'est écrit gros", pour des gens qui ne lisent jamais de livres (comment faisait-on sans Mr Schott?).
Se dire que c'est le dernier, toutefois, n'est point désagréable.
C'est comment, Noël, quand on est en vacances?
vendredi 14 décembre 2007
L'avenir
Je me demande à quoi ressemblera 2008. Je ne le saurai pas en 2007.
Professionnellement, des réponses seront données début janvier.
Créativement, je devrais beaucoup avancer en janvier.
Sentimentalement, ce sera au jour le jour...
Et vous?
Professionnellement, des réponses seront données début janvier.
Créativement, je devrais beaucoup avancer en janvier.
Sentimentalement, ce sera au jour le jour...
Et vous?
jeudi 13 décembre 2007
Avant Noël
Il faut trouver des cadeaux.
Il faut trouver des cadeaux!
IL FAUT TROUVER DES CADEAUX!
Rhaaaaa!
Je croyais que j'avais le temps mais ma famille est sur Paris ce week-end et apparemment, eux, ils ont eu des idées et ils les apportent avec eux dans deux jours.
Rhaaaaa!
Il faut que je sorte dans le froid trouver des idées... enfin non, les idées, faut les concrétiser de suite: il faut trouver des CADEAUX!
Il faut trouver des cadeaux!
IL FAUT TROUVER DES CADEAUX!
Rhaaaaa!
Je croyais que j'avais le temps mais ma famille est sur Paris ce week-end et apparemment, eux, ils ont eu des idées et ils les apportent avec eux dans deux jours.
Rhaaaaa!
Il faut que je sorte dans le froid trouver des idées... enfin non, les idées, faut les concrétiser de suite: il faut trouver des CADEAUX!
lundi 10 décembre 2007
funambule
Je marche sur un fil, en équilibre.
J'ai démissionné de mon métier de libraire. Pas seulement de la librairie, mais du métier, je crois.
J'ai eu 30 ans il y a quelques jours. J'avais besoin de tourner la page, de passer à autre chose. Je suis sereine, ça faisait des semaines que ça mûrissait dans ma tête et je sais que j'ai pris la bonne décision.
Quand les gens me disent:"Mais tu as trouvé autre chose?" Je réponds:"Non, rien de défini." Je vois l'incrédulité se peindre sur leurs visages. Pourtant c'est vrai! Ils se disent:"Elle bluffe. Elle a autre chose." Non, juste quelques pistes, mais je n'ai rien signé. Ils se disent:"Elle est inconsciente ou quoi?" Ben non, même pas, j'ai de quoi voir venir et bosser en tant qu'intérimaire pendant quelques mois si les pistes que j'ai ne mènent à rien, ça ne me pose aucun problème.
Je passe des entretiens d'embauche.
J'ai le sentiment d'être à un tournant de ma vie, c'est flippant mais ça génère une bonne énergie. Comme si je m'étais débarrassée de l'enclume qui me pesait sur le crâne. C'est le plus important.
Positive tension.
J'ai démissionné de mon métier de libraire. Pas seulement de la librairie, mais du métier, je crois.
J'ai eu 30 ans il y a quelques jours. J'avais besoin de tourner la page, de passer à autre chose. Je suis sereine, ça faisait des semaines que ça mûrissait dans ma tête et je sais que j'ai pris la bonne décision.
Quand les gens me disent:"Mais tu as trouvé autre chose?" Je réponds:"Non, rien de défini." Je vois l'incrédulité se peindre sur leurs visages. Pourtant c'est vrai! Ils se disent:"Elle bluffe. Elle a autre chose." Non, juste quelques pistes, mais je n'ai rien signé. Ils se disent:"Elle est inconsciente ou quoi?" Ben non, même pas, j'ai de quoi voir venir et bosser en tant qu'intérimaire pendant quelques mois si les pistes que j'ai ne mènent à rien, ça ne me pose aucun problème.
Je passe des entretiens d'embauche.
J'ai le sentiment d'être à un tournant de ma vie, c'est flippant mais ça génère une bonne énergie. Comme si je m'étais débarrassée de l'enclume qui me pesait sur le crâne. C'est le plus important.
Positive tension.
mercredi 5 décembre 2007
catastrophes ordinaires
Une semaine de salon du livre de la jeunesse, ça épuise. Pourtant, quand on est dans la grande halle, tout va bien, plutôt très bien, tant que la tension est encore là pour maintenir le squelette debout. Ce qui est dur, c'est après. Le contrecoup.
Ce qui est dur, également, c'est le retour à la vie normale. Cette vie où tout est vite compliqué. Parce que pendant une semaine, j'ai prévenu que je serais aux abonnés absents. Là, je suis de nouveau disponible (il faut voir dans quel état), et sollicitée (famille, je vous aiiiiimeeeee... mais pas là, juste pas là). C'est mon 2e jour de repos, sauf que j'ai la crève, le nez super bouché, la gorge desséché, une toux sympathique, mal à la tête...
Des questions se posent.
Pourquoi faut-il se retenir de dire certaines choses? Ce n'est pas parce qu'elles sont dites qu'elles en deviennent obsolètes. Et chaque histoire est unique, même si ces histoires s'inscrivent les unes à la suite des autres.
Le nuage rose s'est barré vite fait.
Il m'a remis les pieds sur terre, maintenant j'ai peur.
Parce que si on m'empêche de rêver, je flippe.
Ce qui est dur, également, c'est le retour à la vie normale. Cette vie où tout est vite compliqué. Parce que pendant une semaine, j'ai prévenu que je serais aux abonnés absents. Là, je suis de nouveau disponible (il faut voir dans quel état), et sollicitée (famille, je vous aiiiiimeeeee... mais pas là, juste pas là). C'est mon 2e jour de repos, sauf que j'ai la crève, le nez super bouché, la gorge desséché, une toux sympathique, mal à la tête...
Des questions se posent.
Pourquoi faut-il se retenir de dire certaines choses? Ce n'est pas parce qu'elles sont dites qu'elles en deviennent obsolètes. Et chaque histoire est unique, même si ces histoires s'inscrivent les unes à la suite des autres.
Le nuage rose s'est barré vite fait.
Il m'a remis les pieds sur terre, maintenant j'ai peur.
Parce que si on m'empêche de rêver, je flippe.
Inscription à :
Articles (Atom)
