Parfois certaines intonations vous touchent plein cœur. Un sentiment de déjà-vu, parce qu'une personne que vous connaissez à peine prononce deux mots d'une façon qui vous rappelle quelqu'un (que vous avez aimé, un jour).
Sa façon d'incliner la tête, de rouler une cigarette, l'air de rien, de lâcher ces deux mots qui font remonter un souvenir vieux de dix ans. L'illusion de croire que vous pouvez retrouver ce quelqu'un à travers lui. Pourtant, c'est une autre personne et elle en vaut la peine (elle est devant vous, avec vous, pour vous - peut-être).
Lui dire : tu me rappelles quelqu'un, c'est amusant.
C'est déjà y accorder trop d'importance.
J'accorde trop d'importance à des détails.
J'ai aimé cet air tranquille qu'il a eu quand il a lâché ces deux mots insignifiants (pour d'autres, pour lui aussi, probablement, pas pour moi). Ca me suffit.
A notre prochaine rencontre, je guetterai ce voyage en déjà-vu qu'il m'a offert déjà une fois.
mardi 29 mai 2007
lundi 28 mai 2007
parti trop vite
Ce soir, j'ai l'impression d'être passée à côté de quelqu'un qui est parti trop vite. J'ai peur de l'avoir ennuyé. S'est-il ennuyé?
Je crois que je ne sais plus me laisser aller.
Ou bien...
we think the same thing at the same time
we just can't do anything about it
Expliquer le sens de cette chanson, Harrowdown hill, de Thom Yorke. Je crois que j'avais lu dans une interview que c'était une chanson sur la guerre...
I can't take their pressure
No one cares if you live or die
They just want me gone
They want me gone
Je n'ai pas tout compris à cette chanson si ce n'est l'amertume, la frustration et la trouille contre laquelle on ne peut rien... Interprétation, sentiments tout personnels, qui n'engagent que moi.
Soirée qui laisse un goût de point d'interrogation.
Je crois que je ne sais plus me laisser aller.
Ou bien...
we think the same thing at the same time
we just can't do anything about it
Expliquer le sens de cette chanson, Harrowdown hill, de Thom Yorke. Je crois que j'avais lu dans une interview que c'était une chanson sur la guerre...
I can't take their pressure
No one cares if you live or die
They just want me gone
They want me gone
Je n'ai pas tout compris à cette chanson si ce n'est l'amertume, la frustration et la trouille contre laquelle on ne peut rien... Interprétation, sentiments tout personnels, qui n'engagent que moi.
Soirée qui laisse un goût de point d'interrogation.
Le jour où j'ai décidé de redevenir sociable
Jeudi dernier, j'ai déjeuné avec une fille que je connaissais bien par téléphone. Puis je suis passée voir un ami libraire que je n'avais pas vu depuis mon déménagement.
Vendredi, je suis allée à une soirée de librairie à Vincennes. J'ai revu plein de gens que je connaissais déjà, dont David Treuer, un auteur américain talentueux (au contact facile), mais aussi des libraires, des amis de libraire, et la soirée s'est étirée pour se finir sur les coups de 2h30, 3h du matin. J'ai rencontré de nouvelles têtes, célibataires ces têtes-là, c'est rassurant, il y en a encore, elles sont juste dans les soirées où je ne vais pas d'habitude.
Samedi matin, pas très très bien réveillée après quelques petites heures de sommeil, je prends le métro plus tard que d'habitude, je n'aurai pas une minute d'avance au travail. Je m'asseois sur une banquette et je vois, sur le strapontin suivant, un libraire du quartier que je connaissais il ya de ça deux ou trois ans (peut-être même quatre), absolument charmant visuellement mais difficile à aborder (ascendant ours). Il ne me regardait pas. Calculatrice : je me dis en bon libraire qu'il est, si je sors un livre, il va regarder ce que c'est, par automatisme. Bingo. J'ouvre mon bouquin, et quand je lève les yeux, nos regards se rencontrent. Je risque un grand sourire, lui reste figé, alors je pique un fard et je replonge dans mon livre.
Hypothèses : 1) il connaît mon visage mais là, dans le métro, il se demandait d'où il m'avait rencontrée, cliente, amie d'amis... (les deux, mon général, j'ai acheté des livres dans sa librairie et nous avons été dîner chez des amis communs) 2) c'est qui celle-là qui drague éhontément dans le métro à 9h35 un samedi matin ?
Je ne peux pas lui jeter la pierre, je ne suis pas physionomiste non plus.
Vendredi, je suis allée à une soirée de librairie à Vincennes. J'ai revu plein de gens que je connaissais déjà, dont David Treuer, un auteur américain talentueux (au contact facile), mais aussi des libraires, des amis de libraire, et la soirée s'est étirée pour se finir sur les coups de 2h30, 3h du matin. J'ai rencontré de nouvelles têtes, célibataires ces têtes-là, c'est rassurant, il y en a encore, elles sont juste dans les soirées où je ne vais pas d'habitude.
Samedi matin, pas très très bien réveillée après quelques petites heures de sommeil, je prends le métro plus tard que d'habitude, je n'aurai pas une minute d'avance au travail. Je m'asseois sur une banquette et je vois, sur le strapontin suivant, un libraire du quartier que je connaissais il ya de ça deux ou trois ans (peut-être même quatre), absolument charmant visuellement mais difficile à aborder (ascendant ours). Il ne me regardait pas. Calculatrice : je me dis en bon libraire qu'il est, si je sors un livre, il va regarder ce que c'est, par automatisme. Bingo. J'ouvre mon bouquin, et quand je lève les yeux, nos regards se rencontrent. Je risque un grand sourire, lui reste figé, alors je pique un fard et je replonge dans mon livre.
Hypothèses : 1) il connaît mon visage mais là, dans le métro, il se demandait d'où il m'avait rencontrée, cliente, amie d'amis... (les deux, mon général, j'ai acheté des livres dans sa librairie et nous avons été dîner chez des amis communs) 2) c'est qui celle-là qui drague éhontément dans le métro à 9h35 un samedi matin ?
Je ne peux pas lui jeter la pierre, je ne suis pas physionomiste non plus.
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