jeudi 31 janvier 2008

flexible friend

Ma carte bleue est refusée par la RATP.
Pas pu payer mon coupon de carte orange avec.
Ca a fait rigoler le guichetier quand je lui ai dit que c'était normal puisque ma banque c'était la SocGén.

Moi ça me fait moyen rigoler, pas pu prendre mon billet de train en ligne pour demain soir, résultat demain je me lève trèèèès tôt pour aller retirer des billets à la gare. Nul.

Demain soir c'est le week-end.
Demain soir je vais pouvoir dormir à la campagne, avec de la vraie obscurité et de la nature tout autour (version palmier). Samedi, je jouerai du clavier sur mon ordinateur devant un feu de cheminée.
Je rentrerai avec les cheveux rouges et des cernes moins marqués.
C'est bien, la campagne, surtout quand ça ne dure que deux jours.


mercredi 30 janvier 2008

Doute

Oui, je doute.

Immensément. Pour ce que ça change...
La terre s'était stabilisée sous mes pieds pendant 15 jours.
Voilà qu'elle se remet à tanguer.

J'ai le mal de mer. Mal au coeur. Mal à la tête.
Cerveau hyperactif, on m'a dit. Sans déc.
Même quand j'arrive à dormir quelques heures, il est au taquet, ce con.

Cette nuit j'ai rêvé.
Je ne me souviens pas de tout distinctement. Je me souviens surtout du malaise que j'éprouvais.
J'étais dans un endroit immense où je ne connaissais personne. J'aidais à droite, à gauche, dans la mesure du possible. Je voulais m'asseoir et prendre le temps de regarder autour de moi. Impossible. J'étais enfant. J'aimais l'idée de me rendre utile, mais j'aurais préféré rester perchée, assise sur le rebord de la trappe du grenier, les pieds dans le vide et la tête dans la pénombre des combles.

Ce monde n'est pas fait pour les rêveurs.
Ca me fait un mal de chien.

Perplexe

Le pire est que je ne peux pas expliquer la raison de ma perplexité... C'est lié au boulot. Perplexe, hésitante entre recul maximum et curiosité. Oscillant entre prise de risque et confort. Les risques sont tentants. L'immobile confort pourrait déboucher sur une situation pire que les risques pris. Je ne maîtrise pas les tenants ni les aboutissants de l'ébauche de l'idée. J'aurais besoin de conseils avisés mais ne sais où les chercher.

Beaucoup d'idées mais trop peu de recul.
Accorder le bénéfice du doute ou me fier à ma tendance naturelle à la méfiance...

Besoin de réfléchir.
La nuit sans sommeil qui s'annonce sera propice à l'hyperactivité cérébrale.

Je partirais bien une semaine à la montagne... dans la neige... loin de tout...
Mais pas de vacances. Pas du tout. Pas, pas, pas du tout.

lundi 28 janvier 2008

5 rendez-vous

Grosse journée: 5 rv.

Le 1er: gérable, agréable. Je ne connaissais pas mon interlocutrice, et elle ne connaissait pas le magasin. Nickel. Travailler les yeux bandés, j'adore ça.

Le 2e: agréable, gérable. Je connaissais mon interlocutrice, elle ne connaissait pas le magasin. Nickel. Travailler les yeux bandés en bonne intelligence, c'est fun aussi.

Le 3e: chouette même si, il faut l'avouer, après le déjeuner, j'avais tendance à bailler. Je ne connaissais mon interlocuteur que de vue et il connaissait le magasin. Il faisait de son mieux pour me faire oublier la personne avec qui j'avais l'habitude, depuis 6 ans, de travailler leur catalogue. Dur. Pas tellement fun. Ca m'a plutôt fichu le cafard.

Le 4e: très drôle. Un interlocuteur qui m'a vue débuter en librairie. Qui me dit:"Tu te rends compte? On a 18 ans d'écart! Tu pourrais être ma fille." Ce qui ne l'empêche pas de me dévorer de ses yeux de loup de Tex Avery devant un petit chaperon rouge. Puis, au détour de quelques réflexions, il se rappelle que les commandes de nouveautés avec moi, c'est un challenge permanent. Non, je ne suis pas facile. Il avait oublié. Je ne peux pas lui en vouloir. J'avais bien oublié à quel point il m'amusait.

Le 5e: le plus commercial pour la fin, ça tombe bien. C'est carré, on se cale sur les quantités des derniers mois et ça roule. Ni agréable ni drôle ou quoi, juste pro.

A part ça, j'ai réussi à ranger quelques bouquins, à boire trop de café et à organiser ma journée de demain (réunion à 10h à Villiers sur Marne, réunion à 13h à Charenton, télétransportation incluse dans voiture de chef avec chef entre 12h et 13h).

Des collègues qui s'habituent à moi, petit à petit. Chacun à sa façon. Ceux qui m'accueillent, me guident, m'aident. Celui qui cherche à me marcher sur les pieds pour se venger de la perte du petit bout de territoire que mon arrivée a provoquée... Ceux qui s'en foutent.

Ne pas perdre de vue mon objectif: raconter mes histoires en dessin.
Et meeeeeeeeerde... Submergée par le boulot, ça recommence.
Va falloir lutter pour ne pas me dissoudre dans mon gagne-pain.
Me concentrer sur l'essentiel.
Pfew...

dimanche 27 janvier 2008

Angoulême 2008

On a pris le train de 6h50. Autant dire qu'on n'était pas au mieux de notre forme, avec Sté et Ré, mes alcoolytes de l'atelier Astébaré. Ré a ronflé pendant 2h, Sté et moi on s'est occupés. Je suis allée chercher des cafés, et franchement, dans le TGV, pour les ramener à bon port, c'est une galère. J'ai failli ébouillanter quelques passagers.

Arrivés à Angoulême, nous avons profité du magnifique soleil hivernal sur la place de l'Hôtel de Ville, devant l'expo des Schtroumpfs. Après un café en terrasse, nous avons essayé de nous orienter. On a mis quelques minutes à comprendre qu'il ne fallait pas laisser Sté en charge du gps, il faisait n'importe quoi. On a visité des expos, celle de la SF, celle de Munoz et des auteurs argentins, et celle de Ben Katchor au CNBDI. Ensuite j'ai été à la grande halle des éditeurs pour dire bonjour à quelques personnes, pros et auteurs que j'aime.


On a déjeuné au soleil, et on a continué sur notre lancée: pavillon jeunes talents, je voulais voir à quoi ressemblait l'atelier sur le rough et le storyboarding, on a hésité avant de se lancer, et finalement on n'a pas regretté de se poser les fesses une heure sur un siège à s'essayer aux séquences de trois ou quatre cases griffonnées rapidement en ne faisant ressortir que l'aspect principal (gag, tristesse) et en insistant sur la lisibilité de l'histoire. J'ai constaté que sans critérium, je rame, parce que les crayonnés avec un crayon à papier de base en mine B, je trace un trait de 5mm d'épaisseur et je dois retailler le crayon à chaque trait, sans parler du format de feuille que cela suppose. J'ai donc dessiné des patés immondes, même si l'un des gars de l'atelier a tenté de me consoler:"Mais si, j'ai bien saisi le message de vos cases, l'histoire c'est..." et effectivement, il avait tout compris. Faut dire que pour passer le message, mes têtes de personnages étaient des smileys, et le smiley, oui, je maîtrise...

Puis nous avons le tour des expos qu'on n'avait pas encore eu le temps de voir, le manga building avec les expos de Clamp et autour de dofus, la halle para-bd où on a laissé des sous, Ré et moi...

J'ai aussi acheté une figurine du fauve, la mascotte d'Angoulême dessinée par Trondheim:



A 20h, on était bien claqués, on a repris le TGV pour remonter vers la capitale. Ré a capitulé et ronflé dans le train, pendant que Sté et moi, on gribouillait furieusement sur nos carnets des croquis de la journée, ou bien des essais de posture.

Angoulême 2008, c'était chouette.
On y retournera l'an prochain, mais pour le week-end, on réservera l'hôtel 6 mois avant.
Mais avant y a Quai des Bulles à St Malo. Et on ira aussi.

vendredi 25 janvier 2008

Geek geek geek

Pourquoi ça me fait autant tripper de me dire que j'ai 3000 lignes de commande à checker sur un seul éditeur? Les tableurs Excel me font sourire et je me dis que j'en ai pour six mois à reprendre en main la friche que j'ai récupérée... Sachant que j'ai encore 147000 références à traiter, que je devrais parvenir à ventiler 1000 à 1500 ref par jour j'en ai pour 98 jours, dans le meilleur des cas.

Sauf que 98 jours de boulot, ça fait 32 semaines (environ, car cette partie du boulot comprend 3 jours par semaine), et il faudrait que je n'aie que ça à faire. Or j'ai plein d'autres choses à faire.
Ma deadline, c'est fin juin.
Si ça, c'est pas le goût du défi...



mercredi 23 janvier 2008

Mongoose

Mon animal fétiche du moment est la mangouste.
Souvenez-vous: face à un serpent, mieux vaut avoir des techniques de mangouste.

Alors je vais vous raconter un peu comment c'est, une mangouste.
D'abord, ça ressemble à ça:

Les mangoustes sont apparentées aux genettes et constituent un groupe bien défini de petits carnivores, au corps allongé, bas sur pattes et possédant généralement une longue queue plus ou moins touffue. Selon les espèces, les mangoustes vivent en colonies, parfois nombreuses ou en couples. Toutes ont des mœurs terrestres, mais certaines d'entre elles sont actives pendant la journée et affectionnent le soleil, alors que d'autres ne se mettent en chasse que la nuit.

Les mangoustes sont des animaux de taille moyenne (30 à 50 cm de long pour la plupart), bas sur pattes, dont l'allure et le mode de vie rappellent beaucoup ceux des mustélidés (autre famille de carnivores comprenant en particulier la belette, la martre ou le vison). Leur tête, pourvue d'oreilles courtes et arrondies, se termine par un museau pointu. Elles vivent généralement au sol mais la plupart peuvent grimper avec aisance. Certaines espèces sont capables de nager et de plonger ; c'est le cas de la mangouste des marais (Atilax paludinosus), qui vit en Afrique. De nombreuses espèces creusent elles-mêmes des terriers ; les autres s'abritent dans des terriers inoccupés ou dans d'autres cavités. Les mangoustes sont omnivores, mais leur régime est en majeure partie carné. Elles vivent dans la région méditerranéenne, en Afrique, en Inde, en Indochine et jusqu'en Chine.

Voilà.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait dans le documentaire animalier.
C'est fait.

lundi 21 janvier 2008

Brain splitting

Je n'ai pas 1 mais 2 nouveaux métiers.

Je suis e-marchande dans des bureaux à Villiers-sur-Marne. J'ai un bureau, un ordinateur et des tonnes de boulot qui m'attendent, tant de choses à mettre ou remettre en place, et à imaginer... en trois jours par semaine.

Je suis libraire grossiste à Charenton, là aussi j'ai un bureau, un ordinateur et des tonnes de boulot qui m'attendent, tout est à faire, nettoyage de stock, négociations ardues... Je me suis entendue dire ce matin qu'on m'attendait comme le messie. C'est balot, j'ai oublié mes sandales (les tongues que Hub m'a filé ce week-end...). Mais préparez vos prières, parce qu'il se pourrait bien que je m'amuse à faire un miracle, tiens. En deux jours par semaine.

On peut noter une unité dans ces deux métiers. Les livres, oui, éventuellement. Deux ordinateurs pour une seule et même personne? Oui, aussi. D'ailleurs ils sont aussi lents l'un que l'autre, et la base de gestion, c'est toujours l'AS400... Bienvenue dans un monde moderne. Hum. Autre chose?

Je suis un tantinet enthousiaste. J'ai l'impression d'avoir trouvé un -non, deux!- immenses terrains de jeu où les règles sont: "Vas-y, fais en ce que tu veux, tu as carte blanche!" Je ne passe derrière personne sur des terres où les livres ont poussé de façon totalement anarchique jusqu'à surpeupler les étagères laissées à l'abandon. Je vais aménager un rayon à une échelle inédite pour moi, je n'ai jamais eu aussi grand! Enorme! Première étape: désherber tous ces vieux livres qui ont une dizaine -voire plus - d'années d'existence... des maquettes de bouquin que je n'avais jamais vues de ma vie... il y a eu quatre rééditions depuis! Les clients également seront inédits. Chouette extension pour un jeu auquel je joue depuis 8 ans et dont je m'étais lassée.

J'ai 2 sets complets de collègues. Plein de visages et de noms à retenir. Un emploi du temps qui reste à définir. Quoi qu'il arrive, pas le temps de trouver un soupçon d'ennui. Parce que ces deux boulots en un, je dois relever le défi de les faire correctement en 38h par semaine (et 7 semaines de vacances dans l'année). Ca me fait sourire. Pour la première fois je prends un boulot (rha, 2 boulots) sans avoir la trouille de ne pas être à la hauteur.

C'est aussi galère de trouver un chouette endroit où déjeuner à Villiers qu'à Charenton. Un peu moins à Charenton. Mais presque. C'est aussi galère d'aller à Villiers qu'à Charenton. Un peu moins à Charenton. A peine.

C'est ça ma nouvelle vie depuis quelques jours.

dimanche 20 janvier 2008

Se ressourcer

Besoin de prendre l'air. Revoir un vieil ami et avoir la satisfaction de constater qu'il est heureux, rencontrer sa moitié et se réjouir de les voir si bien ensemble. Un dimanche aprèm à jouer à Carcassonne dans un esprit bon enfant.

Ca s'appelle s'aérer la tête et c'est bon.

samedi 19 janvier 2008

Toi aussi fais-toi des amis

Je suis la reine de la communication...

Je jouais à un de ces jeux débiles sur facebook où le principe est d'acheter ses amis comme si c'était des animaux de compagnie (c'est plus diplomatique que de dire bétail mais grosso modo, ça revient au même). Le principe a beau être douteux dès le départ, l'état d'esprit semblait être bon enfant.

De fil en aiguille, je me demande si c'est possible d'explorer d'autres possibilités mais le jeu est bridé, on ne fait pas ce qu'on veut. Curieuse, je continue à tester et je réfléchis, un peu trop semble-t-il, et j'entrevois une nouvelle donnée qui peut mettre un peu de piment à ces enchères rectilignes. Quelqu'un me contacte pour former une alliance, on lance une autre façon de jouer.

Jusqu'ici tout va bien. Je m'amuse, je vois que ces nouvelles règles fonctionnent, innocemment.

Sauf que d'un coup, le virtuel impacte sur le réel, prise de recul (quelques pas suffisent), je reçois un mail qui me fait l'effet d'un coup de poing dans le ventre et je me rends compte que l'étape de jeu de ce matin fait écho à tant d'autres choses qu'on a quitté le superficiel et le ludique. On tombe dans le calcul et les prises de position, les blessures et les désillusions, une métaphore de l'humanité, je n'en demandais pas tant. J'ai encore déclenché des réactions en chaîne auxquelles je ne m'attendais pas. Parce que l'être humain n'est pas rationnel, il est fait de sentiments, d'émotions et de vécu. Comme d'habitude, j'ai oublié d'intégrer cette donnée.

Je suis nulle en relations humaines. Je n'ai aucun tact.
Et ce n'est pas parce que j'ai prévenu que ça excuse tout.
Si ça, ce n'est pas être compliquée...