jeudi 28 février 2008

Caméléon reniflant

Au travail, on m'a dit : "Hallucinant ça fait un petit peu plus d'un mois que que tu es là et on a l'impression que tu as toujours été là..." J'ai développé des chameleon skills à force de changer de boulot tous les ans.

Et je renifle. Je maudis les microbes. Je renifle. Je me mouche. Je renifle. Je prends une aspirine. Je renifle.

On me tend un téléphone : "C'est pour toi, c'est I." "C'est qui, I?" "Chai pas." Okay.
Ben c'était la secrétaire du pdg, qui m'a dit qu'il voulait me parler.
Il m'a donc appris que nous avions une mission urgente à accomplir. Pour résumer, ça consiste à faire exploser le département logistique avec nos commandes de fonds... On a un mois pour atteindre notre objectif (rentrer 80 000 références supplémentaires en entrepôt). On y allait gentiment jusqu'ici, avec retroplanning et raison, et là le pdg dit "Au diable la raison!"

Je dis amen.
Je renifle.
J'me marre. J'adore ce nouveau jeu.

mercredi 27 février 2008

Délirante

J'ai la tête en cocotte minute. J'ai chopé la crève ce week-end. J'ai incubé lundi. Mon nez a commencé à se boucher mardi et aujourd'hui j'ai respiré par la bouche toute la journée.

Et berde.

J'ai fini ma première page de BD. N'y a plus que la couleur à faire (et trois autres pages à dessiner, encrer et colorer...). Et recadrer le lettrage de certaines cases. La bonne psychopathe de base que je suis envisage de faire sa propre police de caractères à partir de son écriture. Je me demande si c'est du pur narcissisme ou juste un souci d'intégrité. Raisonnablement, sans me prendre la tête à tirer quinze mille traits pour que mes lettres fassent la même taille et ne partent pas de travers dans une bulle, je trouve ça plus chouette d'insérer mon écriture. Ca colle au dessin. Je mets la charrue avant les boeufs, je me dis que c'est du détail. Sauf que dans l'équilibre d'une case, et par extension d'une page, ça me paraît aussi important de ne pas me tromper dans le choix de la typo que de ne pas dessiner deux mains gauches à un personnage.

Je dessine et ne me laisse pas de temps pour l'écriture, ces temps-ci.

Le truc bien avec l'imagination c'est que plus j'encaisse de pression au boulot, plus je ressens le besoin de m'échapper dans mes rêves éveillés. Mon temps de transport, à ce titre-là, est très rentable: deux heures par jour que je passe à me raconter des histoires dans ma tête, à imaginer les réactions de mes personnages dans diverses situations... je prends des notes rapidement dans un petit carnet orange qui sera bientôt plein. Alors je m'y mettrai pour de bon, like a jigsaw falling into place (Radiohead, In Rainbows, track 9).

Moi j'y crois plus à tout ça

All I know is that you're so nice, You're the nicest thing I've seen. I wish that we could give it a go, See if we could be something. I wish I was your favourite girl, I wish you thought I was the reason you are in the world. I wish I was your favourite smile, I wish the way that I dressed was your favourite kind of style. I wish you couldn't figure me out, But you always wanna know what I was about. I wish you'd hold my hand when I was upset, I wish you'd never forget the look on my face when we first met. I wish you had a favourite beauty spot that you loved secretly, 'Cos it was on a hidden bit that nobody else could see. Basically, I wish that you loved me, I wish that you needed me, I wish that you knew when I said two sugars, actually I meant three. I wish that without me your heart would break, I wish that without me you'd be spending the rest of your nights awake. I wish that without me you couldn't eat, I wish I was the last thing on your mind before you went to sleep. All i know is that you're the nicest thing I've ever seen I wish that we could see if we could be something

Kate Nash - Nicest Thing

vendredi 22 février 2008

Not so shy

Observation.
Ai rencontré mon homologue, ai passé la soirée avec lui, ai pris mes marques.
Ai constaté, intégré, demain données dans la moulinette, traitement et analyses des résultats.
AS400, mon amouuuuuuur....

lundi 18 février 2008

Parenthèse fictionnelle

Si j'écris à la 1ère personne du singulier, je me mets en scène.
Si j'écris à la 3e personne du singulier, ça s'appelle de la fiction.
Juste pour remettre les pendules à l'heure.
Non, je ne raconte pas que ma vie sur ce blog. Parfois je raconte aussi celle des autres, voire même des vies qui n'ont aucune espèce de connexion avec la réalité.
Il existe peut-être - ou pas.
Et il reviendra peut-être dans de prochains textes courts.
Ou pas.

jeudi 14 février 2008

Huh

Anecdote:

Aujourd'hui j'ai eu un entretien de mi-période d'essai. J'aurai un autre entretien en fin de période d'essai. En sachant que si ma période d'essai est renouvelée, ça veut dire que mon entretien de mi-période d'essai aura été un entretien de quart de période d'essai, transformant mon entretien de fin de période d'essai en entretien de mi-période d'essai. Magique.

Humeur du jour:

"Elle inspira, ferma les yeux et se laissa absorber par l'obscurité."

mardi 12 février 2008

La cafète du Leclerc

Je n'aurais jamais cru un jour déjeuner dans la cafète du Leclerc de Champigny-sur-Marne. Je me suis laissée attendrir par une collègue enceinte qui voulait manger équilibré. Le poulet-pâtes était correct mais le cadre franchement déprimant. Et l'équilibre alimentaire de ma collègue consistait en un cassoulet... Beuh.

J'ai commencé à regarder la saison 2 de Desperate Housewives grâce à Hub qui m'avait prêté son coffret. Je n'avais pas pu suivre à la tv et je préfère la VO. Je me suis bidonnée.

Mais ce soir, pas de DH. Ce soir, c'est dessin.

lundi 11 février 2008

Malédition sncfienne

C'est si facile de se plaindre des transports...

Depuis 3 semaines que je me cogne la ligne E, je redécouvre le bonheur de devoir me déplacer en dehors du périphérique. En 3 semaines, j'ai pu constater qu'ils supprimaient très régulièrement le train de 8h22. Le mien. Evidemment.

Ce matin c'était même plus fourbe que ça. La ligne 13 était perturbée, donc je suis arrivée à St Lazarre à 8h20, il fallait courir un peu - j'adore - et c'était bon, j'allais l'avoir, ce putain de RER. Sauf que quand je suis arrivée à la hauteur des panneaux d'affichage j'ai pilé net en m'exclamant : "Bah merde alors!?" car mon RER n'était pas affiché. D'un pas rageur je me suis dirigée vers le quai en me disant que c'était n'importe quoi et là... j'ai vu mon RER fermer ses portes juste sous mon nez. Il n'était pas affiché, mais il était là, et il partait. Comme un lundi.

Au boulot, je suis en train de me rendre compte de l'étendue des dégâts sur le site sur lequel je bosse. Site web, j'entends. J'étais déjà totalement consciente de l'état désastreux du site géographique, à Villiers-sur-Marne, dans la ZI, à côté de la déchetterie. Aujourd'hui j'ai mis le nez dans l'arborescence de mon secteur. J'ai vu que si je commençais à tirer sur un fil pour tenter de faire quelques mises à jour à certains endroits, tout se cassait la gueule, la pelote venait avec. Je pensais que ce serait jouable d'ici mars, un petit mois pour tout rafraîchir et ensuite on pourrait attaquer un vrai travail de fonds. Ben non. Faut attaquer le travail de fonds direct pour que la surface soit présentable. C'est ennuyeux. J'en discutais avec un collègue ce soir qui s'occupe du référencement google, il disait exactement la même chose. Que colmater ne sert à rien quand il y a trop de trous. Faut sortir le truc de la flotte et refaire toute l'étanchéité. Ca fait six mois que le dégât des eaux a commencé... faudra six mois de travaux pour que ce soit de nouveau à jour.

J'ai fait part de ce constat à ma collègue préférée qui m'a dit, super gentiment : "Tu sais, les gens descendent rarement en dessous de 3, voire 4 niveaux dans l'arbo. Donc si tu comptes: l'accueil général, l'accueil livre, l'accueil livre jeunesse, l'actu... Le reste, c'est pas très grave si ce n'est pas vraiment à jour."

Suis-je la seule psychopathe à cliquer plus loin que 3, voire 4 niveaux ?

mercredi 6 février 2008

Ca, c'est fait.

Quand j'ai quitté mon boulot de libraire, je l'ai fait avec dans l'idée d'avoir plus de temps pour moi. Comprendre: plus de temps pour écrire et dessiner mes histoires. Au bout d'une semaine de vacances, on m'appelait pour me proposer un nouveau travail.

Résultat: grosse frustration que de ne pas avoir les 2 mois que je me gardais en période de transition entre 2 boulots pour avancer dans mes projets personnels (écriture, illustration, bédé).

Heureusement, nos séances d'atelier du mardi soir, avec Sté et Ré, m'ont permis d'avancer. Il aura fallu un cours sur le storyboarding et le rough à Angoulême pour que je me décide à découper mes textes et à écrire mes dialogues en parallèle avec l'image, à construire mes pages en fonction des cases, une première case n'ayant pas la même "fonction" que la dernière. L'image ne doit pas être une redite du texte (ou le contraire).

Ce soir, j'ai gribouillé 4 pages de storyboard pour un livret que je devais offrir à quelqu'un au mois d'octobre... tout en prévenant que l'inspiration, c'est pas tous les jours facile. Sauf que je me rends compte début février que ce n'était pas un problème d'inspiration, mais une question de méthode (bon, et un petit peu aussi d'espace de cerveau disponible, j'avoue). D'ici fin février j'espère bien avoir bouclé (encré, coloré, imprimé, relié) ce projet, l'emballer dans du papier cadeau, le remettre à son destinataire, et mettre en ligne une version numérisée sur mon blog de dessin.

Ce matin, en réunion, j'ai eu l'impression de retourner au lycée. Ecouter ce qui se dit, les échanges entre les uns et les autres, tout en pensant complètement à autre chose. Je pensais:"Ce soir, je passe 3 heures à dessiner, quel pied." La réunion est passée vite, du coup.
Faudra que je le garde en tête pour supporter la réunion marketing de mardi prochain...

lundi 4 février 2008

Week-end

Départ vendredi soir à 18h15, TGV à l'heure, magnifique. Changement à Marseille. Je devais arriver à 23h34 à Draguignan, mais le TER est resté coincé à Toulon (à 20 minutes en train, mais une bonne heure de route). Mom est venue me chercher en voiture sous une pluie battante. Ensuite, voyage de retour dans la campagne où elle habite. Arrivée à 2h du matin... C'est pas très grave, j'étais même pas fatiguée O_o

Le lendemain... on a dévalisé un entrepôt de discount de matos de beaux arts: toiles, pinceaux, peinture. Mais je n'ai pas pu jouer avec.
Dimanche: papier peint. J'en ai marre du papier peint. Je m'ennuie comme un rat mort quand je pose du papier peint. Alors l'après-midi, pour me changer les idées, Mom a proposé d'aller faire un tour sur la Côté, à Ste Maxime, pour la fête du mimosa.
C'était naze. Il pleuvait des seaux d'eau et du mimosa mouillé, encore pire qu'à Paris. Même pas profité de la vue, ni la mer.

On est rentrées, j'ai séché mes dms au sèche-cheveux, passé le bas de mon pantalon au fer à repasser pour me préparer à prendre le train du retour.
J'ai ronflé dans le TGV.
J'ai trouvé comment vaincre mes insomnies. Prendre le TGV après une aprèm sous la flotte. Facile.